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À Limerzel, six jours pour tourner un film... |
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Pendant six jours, vingt étudiants en licence cinéma ont tourné un moyen métrage dans la commune de Limerzel (Morbihan). © Ouest-France
Cette semaine, la commune de Limerzel (Morbihan) accueille une équipe de tournage composée d’élèves en troisième année de licence cinéma et audiovisuelle de l’université Gustave Eiffel, de Marne-la-Vallée (Seine-et-Marne). Une grosse équipe pour des conditions réelles de tournage et un film qui durera 40 minutes.
Jeudi 8 janvier 2026, au matin, ils étaient vingt jeunes dans l’église pour le tournage d’une scène d’un moyen métrage intitulé « Réminiscences ». Un film qu’ils réalisent dans le cadre de leur troisième année de licence à l’université Gustave Eiffel, de Marne-la-Vallée (Seine-et-Marne).  C’est le projet le plus intensif de nos étudesÂ
, précise Matthew Rue, le réalisateur, qui est aussi à l’origine du projet.
Pourquoi une équipe de vingt personnes ?  On est dans des conditions réelles de tournage, comme des professionnels qui sont encore plus nombreuxÂ
, répond Océane Lambert, la productrice. De nombreux postes sont représentés, de l’assistant réalisateur à la directrice de casting, en passant par l’équipe prise de vue et son.
Depuis lundi, les prises de séquences s’enchaînent.  Le film doit être fini pour avrilÂ
, avance Océane Lambert. Pour construire cette production, un long travail a été nécessaire.  De l’écriture du scénario au temps de postproduction, cela nous aura pris un an et demiÂ
, indique Matthew Rue.
Le choix de la commune s’est décidé après la proposition de Théo Lepage, le Limerzelais de l’équipe, qui est également assistant réalisateur.  C’est lui qui nous a parlé du village. Nous sommes venu repérer les lieux et nous avons réécrit le scénario en conséquenceÂ
, détaillent les deux cinéastes.
L’histoire de deux frères
Le film contera l’histoire de deux frères qui partent à la guerre.  C’est un conflit d’aujourd’huiÂ
, de laquelle le grand frère revient amnésique. Dès lors son cadet n’aura de cesse de tout mettre en œuvre pour lui faire retrouver la mémoire.  Cela va déterrer des souvenirs familiaux secrets qui vont constituer l’intrigue
, explique le réalisateur. Mais on ne parle jamais de la guerre, c’est la psychologie des personnages qui donne le ton.Â
Ainsi, l’équipe et les acteurs se sont documentés sur les traumatismes de guerre.  C’était un vrai travail pour tout le mondeÂ
, souligne la productrice. Plusieurs lieux de la commune auront servi de décor, comme le calvaire.
L’épisode neigeux a même été intégré au scénario.  Il apporte une temporalité dans les scènesÂ
, précise Matthew Rue.
Des habitants ont également été sollicités pour être figurants.  On a réussi à avoir beaucoup d’aide localeÂ
, se félicite Océane Lambert. Ainsi en est-il pour l’hébergement. Et l’intendance ?  On assure la nourritureÂ
, poursuit-elle, et pour le matériel, il s’agit d’ un prêt important de l’université ».
Une fois finalisé, le film sera présenté lors d’une séance dans le territoire.  On nous a conseillé de contacter l’Iris cinéma.Â
Puis, il prendra le chemin de différents festivals,  on espère pouvoir le présenter au maximum ».