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À Saint-Georges-des-Groseillers, le branle-bas de combat contre les cambrioleurs attendra... |
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Le commandant de police, David Barbas, et le maire de Saint-Georges-des-Groseillers, Stéphane Terrier, ont participé à la réunion organisée par Guy Métairie (au centre). © Ouest-France
Face à la hausse du nombre de cambriolages, une soixantaine d’habitants de Saint-Georges-des-Groseillers (Orne), s’est réunie dans la salle sous la mairie de la commune, jeudi 8 février 2024.
« Comme vous le savez tous, la commune est la cible de cambrioleurs », commence Guy Métairie, devant un parterre de mines préoccupées. La soixantaine d’habitants de Saint-Georges-des-Groseillers (Orne) ayant répondu à son invitation se tient devant lui, dans la salle sous la mairie. Le ton grave de Guy Métairie colle parfaitement à l’ambiance de bunker qui règne dans l’étroite pièce, pleine à craquer.
L’habitant emblématique de la commune se mue en chef d’état-major. Un à un, il énumère les articles du dispositif participation citoyenne. En 2014, il avait déjà convaincu une cinquantaine d’habitants de Saint-Georges-des-Groseillers de s’engager dans un projet similaire, « Voisins vigilants ».
L’objectif : renforcer la coopération des habitants entre eux et avec les forces de l’ordre, notamment grâce à des référents de quartier. « Ils doivent recenser ce qu’ils entendent dans leur voisinage et le faire remonter lors de réunions. Malheureusement, en 2014, on en a organisé aucune », regrette Guy Métairie.
Pour lui, « cette fois-ci, c’est la bonne ». La hausse récente du nombre de cambriolage dans le secteur va, il en est convaincu, pousser les habitants à se bouger.
« Que peut-on faire pour se protéger ? »
Dans la salle, l’heure est davantage aux interrogations qu’à la mobilisation. « D’où viennent-ils ? Doit-on intervenir ? La police maîtrise-t-elle la situation ? Que peut-on faire pour se protéger ? » Les questions pleuvent sur le commandant de police, David Barbas, présent dans la salle. « Ce que je peux vous conseiller, c’est d’installer des caméras. J’en ai chez moi, c’est à la fois dissuasif et précieux pour récupérer des indices », prescrit l’homme en uniforme. Il tente de rassurer les paniqués et d’impliquer les motivés : « Le mieux que vous puissiez faire, c’est ouvrir grands vos yeux et vos oreilles puis faire le 17 à la moindre suspicion. »
Sur ces mots, Guy Métairie hoche vivement la tête : « Alors qui est d’accord pour lancer le dispositif ? » La poignée de mains qui se lève lui décroche un large sourire. « Attention Guy, ces gens n’ont pas dit qu’ils étaient prêts à être référents de quartier », tempère le maire, Stéphane Terrier.
Plus tôt, il l’a prévenu : « Il y a des gens qui ne veulent pas être surveillés par leurs voisins, certains ne les connaissent même pas. »
Au terme d’une heure de débat, la décision est prise : une nouvelle réunion, comme celle qui vient de se terminer, va être organisée pour tenter de trouver une solution.