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À Sées, un centre de loisirs en pleine extension... |
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Benjamin Mayerfeld est le nouveau directeur du centre de loisirs de Sées. © Ouest-France
La ville de Sées (Orne) est dotée d’un centre de loisirs ouvert à tous et toute l’année. L’association qui le gère et son nouveau directeur comptent sur la participation et l’entente des collectivités pour continuer ainsi.
Depuis l’été dernier, le centre de loisirs de Sées (Orne), géré par l’association Sées jeunesse animation, connaît un nouveau directeur en la personne de Benjamin Mayerfeld. Âgé de 29 ans et Sagien d’origine, il avait quitté la région pour poursuivre des études, d’abord à Caen puis à Bordeaux. Rapidement, il a senti que son avenir se jouerait autour de l’accompagnement social ou l’animation. C’est ainsi qu’il s’est doté d’un diplôme d’éducateur spécialisé qui lui a permis de multiplier ses expériences auprès de publics différents.
En revenant s’installer à Sées, c’était un retour aux sources. Et en prenant la direction du centre, il renouait avec ses premières expériences puisqu’il avait été cinq années consécutives animateur. Certes, « après huit ans d’absence, j’ai constaté des changements mais le fonctionnement reste foncièrement le même et les nouvelles orientations insufflées par la présidente actuelle, Élodie Nouveliere, comme la nature, m’intéressent ».
Des effectifs en hausse
Avec l’aide de l’association Le chant des arbres, Yapuca, le centre entretient un jardin potager qui produit des légumes inscrits au menu du centre, pour le plus grand plaisir des enfants. La plus grande satisfaction du directeur, c’est de voir les effectifs en hausse. Cela a été facilité par la mise à disposition de locaux supplémentaire mais surtout grâce à la fidélisation de ses animateurs, même si comme partout, les animateurs diplômés manquent. « Les effectifs sont en hausse de 15 % avec un pic de record de 82 enfants lors des mercredis de septembre et 136 enfants au mois de juillet. »
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À l’heure actuelle, 40 % des jeunes sont de Sées, 41 % viennent des communes avoisinantes avec très souvent des conventions signées mais les charges supportées par la Ville sont importantes. « Je ne souhaite pas de discrimination géographique comme ailleurs mais cela a des incidences économiques. L’association ne vit qu’au travers des subventions de la Ville mais en accueillant des jeunes hors commune, cela a des conséquences politiques et financières qu’il faut prendre en compte et qui ne doivent pas être un frein. »
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Prochainement, la convention pluriannuelle signée avec la Ville sera renouvelée. « Des sujets de fond seront à discuter comme la participation de la ville et des communes de la communauté de communes. La richesse du centre est d’accepter des jeunes de toutes origines, tous les mercredis et toutes les vacances scolaires. Il y a un réel besoin. » Dans ses cartons, le directeur a d’autres projets comme l’appel à bénévolats pour animer ou accompagner.