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À Vire Normandie, l’industrie recherche activement des techniciens de maintenance... |
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Membres de l’UIMM, élus et dirigeants d’entreprises étaient présents début avril, dont (assis) Aline Hubert, Ronan Vauvert, Didier Morellon, Lucien Bazin, Sarah Niccolini ; (debout), Lavinia Bedenes, Angel Perea, Yohann Rizy, Eva Siemieniako, Séverine Prodhomme, Aline Josse? et Nathalie Catelain. © Ouest-France
Malgré un alignement des étoiles, mentionné par les employeurs du secteur comme par l’Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM), les organismes de formation et les élus, ainsi que plusieurs entreprises du territoire de la Vire au Noireau, alertent sur les difficultés de recrutement. Ils lancent un dispositif pour préparer l’entrée en formation, sans prérequis, pour élargir le champ des possibles.
 Malgré l’attrait de ces métiers, les employeurs de la Vire au Noireau font face à des soucis de recrutementÂ
, introduit Lucien Bazin, vice-président de l’intercom De la Vire au Noireau.
Plusieurs employeurs se sont réunis, début avril 2023, pour éveiller l’intérêt des jeunes aux postes à forte valeur ajoutée qu’ils proposent. Face à un constat datant de plusieurs années, l’UIMM Normandie Sud (Union des industries et métiers de la métallurgie) a créé un pôle de formation à Vire Normandie en 2018, préparant à l’obtention du BTS de maintenance des systèmes de production. Or,  le bilan ne se trouve pas à la hauteur de nos attentesÂ
, explique Didier Morellon, délégué à la formation, qui évoque un manque de candidats.
Face à la singulière problématique de la commune nouvelle Vire Normandie, comptant plus de salariés que d’habitants, la collectivité met en œuvre des solutions de logement et de mobilité pour remédier au problème.
À La Normandise, la DRH (Directrice des ressources humaines), Eva Siemieniako, fait état de nombreux postes à pourvoir.  Les techniciens entrent dans un parcours spécifique et évoluent en interne. Nous nous adaptons aux demandes en matière de rémunération et de conditions de travail.Â
Yoann Rizy, responsable de la maintenance, évoque pourtant la  baisse de la pénibilité, de lignes sophistiquées grâce au numérique et à la robotique, stimulantes intellectuellementÂ
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De nombreux postes à pourvoir
Chez Seprolec, la croissance régulière impose d’augmenter les effectifs. Aline Josse parle de  trois postes ouverts en 2 x 8Â
alors même que le spécialiste de l’électronique fonctionne en 3 x 8. Dans l’agroalimentaire, même schéma. Nathalie Catelain, de L’Alliance des viandes de France, recherche  deux techniciens et un responsable de la maintenance des infrastructuresÂ
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Dans le Bocage, le problème de l’attractivité se trouve démultiplié. Sarah Niccolini, responsable RH (Ressources humaines) de Forvia, anciennement Faurecia, à Caligny (Orne), annonce un  besoin de neuf techniciens de maintenance dans les trois ans, pour cause de départs à la retraite, malgré d’excellents moyens en automatismeÂ
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Afin de répondre à ces besoins urgents, l’UIMM propose une solution clés en main, de la Préparation opérationnelle à l’emploi collective (Poec) à la prise de poste :  12 places disponibles, d’avril à juillet, pour entrer en BTS dès septembre.Â
Renforçant les compétences transversales pour accroître la crédibilité, le dispositif favorise l’entrée en apprentissage, dans une formation de qualité,  opportunité à saisirÂ
, selon Aline Hubert, conseillère en formation de l’UIMM.
Contact. Pôle formation UIMM Grand Ouest Normandie, Aline Hubert, tél. 02 31 46 77 90, mail aline.hubert@fibn.fr.