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Alain Morin, président de la fédération des Amis du Perche, s’en est allé... |
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Alain Morin avait eu l’idée d’un magazine sur le Perche d’aujourd’hui © Ouest-France
Percheron depuis toujours, viscéralement attaché à ce territoire, il l’a défendu toute sa vie. Et c’est dans son Perche qu’Alain Morin s’est éteint, le 27 décembre 2023, à 73 ans, à l’hôpital de Nogent-le-Rotrou (Eure-et-Loir), à quelques kilomètres de Condé-sur-Huisne (Orne), où il a grandi, et de Saint-Pierre-la-Bruyère, où il vivait entouré de ses ânes et des paysages qu’il tant aimé et qu’il a toujours défendus comme son histoire et sa culture.
Membre des Amis du Perche depuis 1970, Alain Morin avait succédé à Philippe Siguret à la présidence de la fédération en 1992. Il s’occupait tout particulièrement de la publication de livres afin de faire connaître l’histoire et les trésors du Perche et de revues. Comme les Cahiers percherons qui, depuis 1957, revisitent les archives ou encore le magazine Pays du Perche, qu’il a lancé en 2004 pour montrer les richesses du territoire. Il siégeait également au comité syndical du parc du Perche et tant que conseiller municipal délégué de Saint-Pierre-la-Bruyère (Orne).
« Il a marqué le territoire du Perche »
Ceux qui l’ont côtoyé connaissaient son franc-parler, ses coups de gueule et ses colères mais aussi son acharnement à mener à bien les projets et son exigence éditoriale. Il relisait avec minutie toutes les publications, et a continué sur son lit d’hôpital où il enchaînait les séjours, tourmenté par des problèmes de santé qui l’ont emporté.
« Il a marqué le territoire du Perche, notre agence et tous ceux qui y sont passés », souligne Stéphane Marchand, chef d’agence de L’Écho Républicain à Nogent-le-Rotrou (Eure-et-Loir) qui a commencé avec lui comme correspondant de presse, tout comme Denis Guillemin avant de devenir président du Parc.
Secrétaire général du Syndicat national des journalistes
C’est aussi la voie qu’Alain Morin avait empruntée en 1974 alors qu’il était encore étudiant en histoire et surveillant au lycée Rémi-Belleau. Pendant près de 40 ans, il a côtoyé tous les acteurs du territoire. Il a aussi été porte-parole du journal et secrétaire général du Syndicat national des journalistes (SNJ).
En 2011, arrivé à la retraite, il s’est consacré à l’édition et à l’écriture. Son dernier livre, sorti cet été, La sorcellerie dans le Perche , est l’aboutissement de recherches commencées en 1979 pour un reportage. Il travaillait sur les évènements inexpliqués dans le Perche.
Valoriser l’histoire et le patrimoine du territoire
Son attrait pour l’histoire et le Perche ont trouvé place au sein des Amis du Perche. Il avait compris l’importance de valoriser l’histoire et le patrimoine du territoire pour attirer les visiteurs et les touristes et en faire un atout économique. Fédérant les associations départementales et les publications, toujours présent et actif, il n’ignorait pas sa maladie et les Amis du Perche devront se réorganiser pour assurer sa succession.
Ses obsèques auront lieu le vendredi 5 janvier, à 14 h 30, à l’église de Condé-sur-Huisne, à Sablons-sur-Huisne.