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Alençon. Passe d’armes autour du budget 2022... |
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Sophie Douvry (à gauche, en 2020) a voté contre le budget présenté par Joaquim Pueyo (au centre) et Pascal Mesnil (à droite) s’est abstenu. © Archives
La droite a tancé le maire d’Alençon Joaquim Pueyo, lors du vote du budget, lundi 31 janvier 2022. Sophie Douvry estime que le maire ne tient pas ses promesses électorales.
Quand il s’agit du vote du budget municipal, le maire d’Alençon, Joaquim Pueyo, sait d’où viennent les coups. Du moins les plus appuyés. De sa droite, Sophie Douvry et ses trois colistiers.
Lundi 31 janvier, lors de l’adoption du budget 2022 (40 millions d’euros dont 10,50 millions d’euros d’investissements) présenté par le 1er adjoint Ahamada Dibo qui a repris les grandes lignes du débat d’orientation budgétaire du mois précédent, la porte-parole de la liste Alençon Autrement n’a pas mâché ses mots. Plus exactement, elle a repris ceux de Joaquim Pueyo parus dans la presse en février 2020, un mois avant les élections municipales, quand le candidat s’était engagé à ne pas augmenter les taux d’imposition pendant la mandature.
Sophie Douvry très offensive
« Puisque nous allons très probablement augmenter les taux de la communauté urbaine (NDLR : la décision sera prise jeudi 3 février), pourquoi ne pas baisser les taux alençonnais ? » a-t-elle demandé, avant de sortir l’artillerie lourde : « Vous aviez promis aux Alençonnais un théâtre et un complexe sportif, et il n’y en aura pas. Vous aviez promis de ne pas augmenter les impôts locaux, ils vont augmenter. Il ne manquerait plus que vous vous présentiez aux élections législatives et vous aurez trompé les Alençonnais sur toute la ligne ! »
Le maire a encaissé la charge, soulignant qu’il avait été élu pour la ville d’Alençon. Et qu’en l’espèce, ces taux d’imposition (11,21 %) restaient inchangés depuis 2014. « Pour la CUA c’est plus compliqué », a admis celui qui préside aussi la communauté urbaine, tout en lançant une pique à Sophie Douvry : « Quand vous avez fait campagne, c’était bien pour Alençon, non ? »
La baisse des réserves inquiète Ludovic Assier
Les cinq élus des deux autres groupes d’opposition se sont abstenus. Pascal Mesnil (liste écologie, PC, Insoumis) à cause de la vidéosurveillance. Ludovic Assier (majorité présidentielle) a souligné la revalorisation des bases fiscales (+3,4 %) décidée par le gouvernement. Autrement dit les contribuables paieront un peu plus d’impôt, « mais le gouvernement accompagne les collectivités dans la période que nous connaissons », a-t-il insisté.
Ludovic Assier s’est surtout inquiété de « l’énorme » baisse de l’épargne brute de la Ville, passée de 6,6 millions d’euros (2014) à 3,7 millions d’euros (2022). Pour tempérer ce sombre tableau, le maire sorti un tableau comparatif avec des villes de sa strate (10 à 30 000 habitants). « Notre encours de dette par habitants est de 415 €, contre 877 € pour des villes similaires. »