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Alençon. Opposition municipale : le groupe de Sophie Douvry veut davantage être entendu... |
Arrivés en deuxième position lors du scrutin des municipales en 2020, Sophie Douvry et ses trois colistiers estiment que le maire d’Alençon, Joaquim Pueyo, ne les associe pas suffisamment aux dossiers municipaux. Et poussent un coup de gueule.
« Un an et demi après l’élection, nous souhaitons dresser un premier bilan de l’action municipale », lance Sophie Douvry. Tête de liste aux dernières élections municipales, la candidate était arrivée en deuxième position du scrutin et siège avec trois colistiers au sein du conseil municipal d’Alençon. « Nous avons toujours indiqué vouloir être dans une opposition constructive. Ça commençait même plutôt bien, mais il y a la méthode et le fond », lance la cheffe de file d’une des oppositions municipales.
Dix-huit mois après l’élection du maire, il semble que l’ambiance se soit un poil tendue entre Joaquim Pueyo, et sa principale adversaire. « Quand on pose une question aux services municipaux, nous n’avons jamais de retour. On sent que le système est très verrouillé par le maire, son premier adjoint (Ahamada Dibo) et le directeur de cabinet (Alain Gallerand). »
« Pas de perspective »
L’équipe ne se sent pas associée aux réflexions municipales, « alors qu’on représente une partie de la population qui a voté pour nous », rappelle Sophie Douvry.
Et estime que le travail n’est pas suffisamment approfondi lors des commissions. « Je fais partie de la commission attractivité et travaux, détaille Philippe Drillon. Depuis un an et demi, aucun sujet majeur n’a été inscrit à l’ordre du jour. Il n’y a pas de perspective. »
Ce dernier estime que le passage aux 30 km/h est « raté. On a découvert ça en conseil municipal. À aucun moment, cela n’a été évoqué en commission. Quel est l’intérêt de ne pas nous associer à ça ? » déplore l’élu qui siégeait déjà au conseil entre 2008 et 2011 et qui estime que « c’était plus ouvert à l’époque. Maintenant, on sent que le pouvoir est plus concentré ».
Les quatre élus de la minorité rappellent qu’ils ont « toujours des idées » et qu’ils veulent « être associés » par la majorité. « Pour l’hôpital par exemple, ajoute Guillaume Hofmanski. C’était l’un des axes de notre campagne. Nous avons des compétences en la matière. Il faut les mettre à profit ! Car parfois aussi, il arrive que nous soyons écoutés. »