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Athis-Val-de-Rouvre signe pour favoriser l’accélération de certaines énergies renouvelables... |
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Le conseil municipal d’Athis-Val-de-Rouvre a approuvé de faire partie des zones d’accélération des énergies renouvelables concernant certaines énergies comme le photovoltaïque (photo d’illustration). © Archives Ouest-France.
Lors du dernier conseil municipal d’Athis-Val-de-Rouvre (Orne), jeudi 14 mars 2024, il a été question d’une délibération sur « l’identification des zones d’accélération des énergies renouvelables dans la commune. »
À l’instar de toutes les communes en France, Athis-Val-de-Rouvre a convoqué un conseil municipal exceptionnel, ce jeudi 14 mars 2024. Une décision devait être prise avant le vendredi sur l’inscription ou non de la commune en « zone d’accélération des énergies renouvelables. »
« Ce que je comprends de cette délibération, c’est que l’on demande les avis locaux sur le développement énergétique. Je suppose que ce sera regroupé et quand il y aura des projets, par exemple sur l’éolien et qu’il y a une résistance, on n’ira pas sur ces territoires », analyse Alain Lange, le maire d’Athis-Val-de-Rouvre. Au cours de ce conseil laborieux, des débats sur l’implantation ou non de chaque secteur éolien, photovoltaïque, méthanisation, solaire thermique, réseaux de chaleur, production issue de la biomasse, géothermie ont eu lieu.
La géothermie, le photovoltaïque et le solaire thermique
Les membres de l’opposition sont dubitatifs sur cette délibération. « Nous sommes inquiets que ces zones permettent des projets quasiment sans restriction. Nous avons beaucoup de chance d’être dans un territoire rural. Au contraire, on veut augmenter la sélectivité », déclare Isabelle Davy. Cette inscription permet aux projets de production d’énergies décarbonées de s’installer plus facilement dans les zones considérées comme zone d’accélération, mais cela ne signifie pas pour autant accepter tous les projets d’implantation se présentant. Ils devront respecter le code de l’urbanisme et de l’environnement. « La question c’est simplement de savoir si on permet l’accélération de ces projets-là  », martèle le maire délégué de Ségrie-Fontaine, Mickaël Denis, alors que la confusion règne.
Finalement, après des discussions, le conseil a approuvé l’accélération du photovoltaïque, du solaire thermique, en y ajoutant « uniquement sur les toitures de zones déjà artificialisées » ainsi que l’accélération de la géothermie. Faut de temps, aucune zone spécifique n’a été identifiée, l’accélération des énergies concerne donc l’ensemble de la commune.
Par précaution, la méthanisation en a été exclue, l’éolien aussi, « au vu des spécificités de notre territoire », précise Alain Lange. Les quatre membres de l’opposition se sont abstenus saluant, tout de même, un débat constructif.