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Audrey Régnier, à la tête de la manufacture Bohin, faite chevalière de l’ordre du Mérite... |
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Audrey Régnier a reçu la médaille de chevalière de l’ordre du Mérite, accompagnée de Luc Lesénécal, parrain et Julien Miniconi, sous-préfet. © Ouest-France
La cérémonie de remise de médaille de chevalière de l’ordre du Mérite à la jeune cheffe d’entreprise de Saint-Sulpice-sur-Risle (Orne), a eu lieu mardi 6 février 2024 à la Manufacture Bohin.
Ruban bleu et médaille argent : c’était le bijou du soir épinglé au bustier d’Audrey Régnier, par son parrain Luc Lesénécal, président des tricots Saint-James et de l’Institut National des Métiers d’Art, accompagné de Julien Miniconi, sous-préfet, à l’initiative de la demande de distinction.
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Mardi 6 février 2024, dans la grande salle d’exposition de la Manufacture Bohin, à Saint-Sulpice-sur-Risle, c’était l’effervescence des grands jours. Audrey Régnier, dirigeante de l’entreprise qui fabrique aiguilles et épingles, a en effet été promue chevalière de l’ordre national du Mérite.
Rêve de stylisme
Généreuse et sincère, dans l’énergie et la détermination, la jeune cheffe d’entreprise sait déclencher les rires, sourires, et les émotions positives. Témoin de son parcours professionnel et ami, Luc Lesénécal, présente Audrey. Il remonte aux trois ans de la jeune femme, écolière, quand,  avec détermination et audace, elle se montre capable d’apprendre un texte par cÅ“urÂ
pour être sûre d’être choisie pour le présenter ensuite sur scène. Jamais à court d’idées, à 16 ans,  elle rêve de s’engager dans les métiers du stylisme ou bien d’ouvrir un café littéraire.Â
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Fantaisie, goût de l’aventure, son bac + 5 en poche, Audrey quitte le bureau des étudiants de l’université caennaise aux côtés de son mari Fabien Régnier, et  continue ensuite de défendre ses rêves avec passion.Â
En 2014, son coup de cÅ“ur pour l’usine Bohin conduit le couple à devenir acteurs de cette histoire d’entreprise hors du commun, prouvant  leur engagement pour l’excellence.Â
Passionnée qui ne lâche rien
La jeune femme, en passionnée qui ne lâche rien, s’adresse ensuite, joli moment d’émotion, à ses trois garçons, sa famille, les salariés de l’usine et de l’atelier d’insertion, ses collaborateurs et amis. Évoquant les embûches récentes de l’entreprise (qui a failli perdre la production au moment du Covid), Bohin et la Manufacture ont repris la vitesse de croisière entre savoir faire ancestral et des expositions d’artisanat d’art.
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Convaincue que l’ on ne naît pas cheffe d’entreprise, on le devientÂ
, la professionnelle battante, privilégie des valeurs de solidarité et de bienveillance appréciées de tous. Confiante, Audrey est prête à continuer, avouant d’un petit pas de côté qui lui correspond bien  cette médaille signifie beaucoup pour moi, j’aime le travail bien fait et peut-être que cette distinction vient modérer mes tendances à « être trop » pour tout dans la vie.Â