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Avec une vingtaine de gîtes dans l’Orne, Accueil paysan poursuit son développement... |
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Les propriétaires du camping et un couple de campeurs profitent d’un apéro au soleil au camping paysan de la Gilberdière, à l’été 2022. © Archives Ouest-France
Par la voix de son président, Yanic Soubien, Accueil paysan – une association de gîtes labélisés – défend un tourisme au cœur de la culture paysanne des bêtes et de la nature. L’ancien maire de Taillebois (Orne) se félicite d’un réseau de 47 sites en Normandie, dont 17 dans l’Orne.
Accueillir à la ferme, se rendre disponible pour les hôtes et expliquer ses méthodes de culture. Voici le triptyque non négociable pour adhérer au label « Accueil paysan ».  Aujourd’hui, nous comptons une vingtaine de gîtes sur le département de l’Orne, ce qui en fait le plus dense de toute la Normandie
 », annonce Yanic Soubien, président depuis 2022. Parmi les adhérents, des crémeries, des exploitations ou des fermes comme celle de la Buissonnière, à La Lande-de-Lougé, ou encore le Domaine des Chesnaies, à Saint-Fraimbault.  Nous comptons parmi nos adhérents de ‘‘purs paysans’’, mais aussi des acteurs ruraux qui se caractérisent par leur lien avec la terre et leur capacité à expliquer leurs activités aux hôtes
 », détaille le président, lui-même acteur rural à Athis-Val-De-Rouvre (Orne).
« Nous répondons à un besoin »
 Nous ne cherchons pas à gagner des parts de marché sur le secteur touristique, ce n’est pas du marketing, nous répondons à un besoinÂ
, annonce le président. Au-delà de l’aspect écologique et paysan, les lieux d’accueil de l’association se veulent aussi ouverts à la culture et à l’échange par le biais de journées dites « agriculturelles » où débats, concerts et repas unissent les hôtes et les acteurs du mouvement. Vivre à la campagne est un enjeu de culture avant tout »,
poursuit Yanic Soubien.
Le président mise également sur le développement du volet social en faisant des gîtes un possible lieu de soutien pour les hôtes :  L’accueil social n’est pas une thérapie, c’est un lieu propice pour nourrir l’envie de rencontrer des soignants. Nous développons en ce moment dans nos lieux d’accueil cette branche dans laquelle des personnes, quelle que soit leur difficulté, peuvent trouver une aideÂ
, plaide Yanic Soubien.