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Brocante et vide-greniers font-ils le plein à Alençon ?... |
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Isabelle Gerbin, gérante de La Vie des Greniers, près d’Alençon. © Ouest-France
À Alençon (Orne), les brocantes et vide-greniers fonctionnent-ils bien ? Existe-t-il un engouement pour la seconde main ? Voici un petit tour d’horizon.
« Je trouve que les objets anciens ont une âme », lance Françoise, dans le petit magasin où règne le joli capharnaüm de Michel Gosse, la brocante de la rue Jullien, à Alençon (Orne). « J’ai l’impression que les gens les ont fabriqués avec amour. Ils sont habités. »
Le brocanteur est ici depuis quinze ans. « Je vends des objets anciens, de collection, tout est possible. » Pour lui, la clientèle n’est pas plus nombreuse qu’auparavant, au contraire, il note « un certain recul. L’esprit de collection est moins présent. Et puis, il y a trente ans, on trouvait quatre ou cinq brocantes par village ». Aujourd’hui, l’homme est à la retraite. Cette activité est pour lui un complément de revenus.

On trouve de tout dans la brocante de Michel Gosse, à Alençon. Ouest-France
Tout près, Mouna Salhi Rekik a ouvert Objets Az’Art le 24 mai 2024. Elle a poursuivi son activité dans le domaine social. Il est encore trop tôt pour qu’elle puisse dire s’il existe une mode, mais elle assure : « Je suis assez contente. C’est tout frais, mais j’ai un bon retour des habitants du quartier. Je prends du plaisir, c’est un projet passion ! » Elle propose de l’ameublement, de la déco, des arts de la table, des tableaux, un coin friperie…
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« De plus en plus de monde »
Il y a aussi La vie des greniers, à Condé-sur-Sarthe. La gérante, Isabelle Gerbin, est installée depuis trois ans. « Ce sont des stands à louer une semaine reconductible. Une commission est prélevée. »
Elle constate quant à elle un vrai engouement : « De plus en plus de monde loue des stands, et plus de clients viennent prendre de la seconde main. Ça peut être de l’utilitaire, de la déco… Au départ, on voyait essentiellement des personnes âgées, et maintenant, il y a plus de jeunes. »
Elle l’explique notamment par « des prix plus intéressants que pour l’achat neuf. L’aspect écologique touche aussi les gens, avec la volonté de ne pas jeter ». Le bouche-à -oreille a aussi pu faire son œuvre. « Certains viennent tous les jours et apprécient beaucoup l’endroit, d’autres sont de passage, je rencontre des touristes… »