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Carrouges. Radio Coup de foudre prépare son anniversaire... |
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Thomas Carpentier (jeune recrue en service civique), Quentin Cordelier (président de l’association RCdF), Marie Boucher (animatrice), Marylène May et Ludovic Paquet (bénévoles) et Jean (amateur passionné, qui vient tous les jours rendre visite à la station). © Ouest-France
La station de radio locale de Carrouges (104 FM) s’apprête à célébrer ses 40 ans de diffusion le 4 novembre et fait le point de son organisation.
Personne n’oublie Mélanie Renard, à Carrouges, l’animatrice de radio Coup de foudre et de l’association, l’incontournable des festivités de la commune, a quitté la scène en février, victime d’une crise cardiaque.
La radio s’est éteinte quelque temps, puis il a fallu songer à reprendre les ondes. Mélanie n’aurait pas aimé que sa radio soit silencieuse plus longtemps…
En janvier, Marie Boucher venait d’être recrutée par l’association pour seconder Mélanie, grâce à un contrat de vingt-cinq heures par semaine. Elle avait découvert l’univers de la radio, lors de son service civique en 2021.
Quelques semaines après la sidération du départ de la « maîtresse des lieux », l’opportunité a été donnée à Marie Boucher de reprendre le flambeau et de faire ses preuves, en devenant animatrice à temps complet. Et la radio locale a retrouvé une voix.
Une émission dédiée à la musique classique
Louane et Yohann, deux jeunes en contrat de service civique, l’ont épaulé et Marie Boucher a pu démontrer qu’elle savait manager sa petite équipe et animer avec brio.
Place maintenant au recrutement de deux nouveaux jeunes.
Le premier, Thomas Carpentier (21 ans) de Livaie, a déjà entamé sa mission et va proposer une émission dédiée à la musique classique le week-end. « Je pense présenter un compositeur chaque semaine et décrire son œuvre en montrant son évolution musicale. »
« La radio diffuse une musique très éclectique : jazz, rock, reggae, années 1960. Plus de 60 % de musique française, le classique manquait encore à notre répertoire, l’idée de Thomas nous a donc plu et c’est avec plaisir que nous allons inclure un créneau sur ce thème », précise Marie Boucher.
Le jeune homme est en pause dans ses études (dans la sécurité informatique). « Je peine à trouver une entreprise pour poursuivre mon cursus en alternance. Travailler à la radio est, pour moi, une réelle opportunité pour allier ma passion pour le classique et une activité rémunérée, qui me permet de poursuivre mes recherches et de reprendre mon parcours à la rentrée prochaine. »
« D’autant que l’équipe et le job sont plutôt sympathiques », précise Quentin Cordelier, président de l’association.
D’ailleurs, un deuxième poste en service civique est proposé pour une mission de neuf mois : l’éducation à l’environnement et au développement durable à travers des émissions de radio. Pour postuler, il faut s’inscrire sur la plateforme Service civique.
Pour l’heure, il y a de l’agitation dans les locaux, les bénévoles sont en pleine préparation de l’événement de l’automne : les 40 ans de la radio, et ça va faire du bruit !