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Colère des agriculteurs : « une jacquerie sans précédent risque d’arriver », avertissent les maires ruraux de l’Orne... |
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Marc Querolle, président des maires ruraux de l’Orne et maire de Pervenchères. © Archives Ouest-France
La colère monte dans le monde agricole et notamment dans l’Orne, terre d’élevage, face à la gestion de la crise de la dermatose nodulaire. Agriculteur à la retraite, Marc Querolle, président des maires ruraux de l’Orne, dénonce les actions de l’État dans un communiqué de presse.
Face à la dermatose nodulaire contagieuse, l’État fait le choix des abattages totaux de cheptels contaminés. Une mesure contestée par une partie du monde agricole.
Dans l’Orne, département touché par la tuberculose bovine, le président des maires ruraux, Marc Querolle, s’est fendu d’un communiqué pour dénoncer ce choix de l’État : « La gronde se développe partout dans notre territoire. Aujourd’hui, le traité du Mercosur se présente. À force de normes et de contrôles, la production s’effondre. »
« Nos dirigeants n’écoutent plus la base »
L’agriculteur à la retraite et maire de Pervenchères estime que « sans changement rapide, des vaccinations, la mise en quarantaine de troupeaux sans abattage, une jacquerie sans précédent risque d’arriver. Nos communes ont perdu combien d’agriculteurs ? Certaines parcelles vouées aux pâturages vont devenir des friches risquant de s’embraser lors de sécheresses, menaçant des habitations proches. Il faut y penser, mais nos dirigeants n’écoutent plus la base. On voit d’ailleurs le résultat. »