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Damigny pose les bases de sa transition énergétique... |
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Patrice Guille, adjoint et Anita Paillot, maire de Damigny. © Ouest-France
La commune de Damigny souhaite contribuer à l’effort national, en se tournant vers le solaire qu’elle déclinerait sous trois formes.
Le 19 juin, Anita Paillot, maire de Damigny (Orne), et Patrice Guille, adjoint, présentaient aux habitants la stratégie de Damigny dans le cadre de la loi d’accélération de la production d’énergie renouvelable. Depuis cette réunion, et  jusqu’au 15 juillet, une consultation publiqueÂ
permet aux habitants de déposer leurs observations sur un registre à la mairie.
Le solaire s’est imposé du fait de l’impossibilité d’implanter d’autres formes d’énergies renouvelables dans cette petite commune non agricole. Le solaire pourrait se décliner sous trois formes.
Tout d’abord, des ombrières pourraient ombrager divers parkings notamment ceux de la poste (1 485 m2), de l’espace Mazeline (3 015 m2).
Ensuite, des panneaux photovoltaïques au sol pourraient être installés sur des terrains nus, tel le champ jouxtant la salle Mazeline, ou celui cernant le cimetière, soit un potentiel total de 36 383 m2.
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Un projet de lotissement
Enfin, des panneaux photovoltaïques sur les toits pourraient être déployés sur les ateliers municipaux, au Pont du Fresne, et surtout le long du chemin de Maures. Actuellement, Orne habitat, premier bailleur du département et la commune, en lien avec la Ville d’Alençon, étudient un projet de lotissement entre la sente du Milieu et la RD 204. Les bâtis réalisés offriraient un large potentiel. Au total, une surface de 180 000 m² serait disponible pour le photovoltaïque sur les toits.
Tout cumulé,  Damigny pourrait ainsi couvrir 21 GWh sur 53 GWh consommés actuellement, soit 39 % de sa consommation totale d’énergie.Â
L’intérêt de cette démarche est de faire une projection  au plusÂ
souligne Anita Paillot, la maire, pour ouvrir un large champ de possibilités. En septembre, le conseil municipal entérinera les zones retenues par un arrêté. Elles seront ensuite transmises à la préfecture.
Créer « un effet d’entraînement »
Puis ce seront les énergéticiens qui choisiront et monteront les projets qui les intéressent. L’équilibre financier sera à trouver entre eux et la commune.
Que les habitants se rassurent, il n’y aura  ni répercussion financière sur la commune, ni endettementÂ
, souligne la maire. À noter également  que les panneaux solaires sont recyclables à environ 95 %, qu’il n’y a pas besoin de terres rares pour leur production, et que le silicium nécessaire est abondantÂ
, prolonge Patrice Guille, adjoint.
La municipalité, en contribuant ainsi à l’effort national pour quitter les énergies fossiles, réalisera des économies budgétaires, mais rêve aussi que ce  top départÂ
crée un effet d’entraînement auprès des particuliers.