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Dans l’Orne, le festival Douce-amère en pause en 2026 mais pas l’association... |
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Juliette Olivier, présidente de Douce-amère, explique ce qui a motivé cette décision et les projets pour 2026. © Ouest-France
Alors que les festivals connaissent un contexte difficile, le festival Douce-amère de Crouttes (Orne) a annoncé qu’il n’y aurait pas d’édition en 2026. Mais cela ne signe pas la fin de l’aventure.
Douce-amère du Cidre & du Son, le festival de musiques actuelles au bon goût fruité du Pays d’Auge, se met en pause en 2026. Une décision  mûrement réfléchie avec l’équipeÂ
souligne la présidente, Juliette Olivier, affirmant néanmoins qu’il ne s’agit pas là de la fin de cette belle aventure, bien au contraire.
 C’est pour mieux revenir en 2027 !Â
Elle explique que  nous avons proposé quatre éditions, plus une en galop d’essai. On adore ce que l’on fait au sein d’une association super chouette. Mais voilà quatre ans qu’on a la tête dans le guidon. On s’est dit qu’il était temps pour nous de faire une pause pour relever la tête et prendre ce temps nécessaire pour regarder autour de nous ce qu’il se fait, et voir ce que l’on peut améliorer.Â
Un contexte « difficile »
Le contexte des festivals, et notamment celui des musiques actuelles, est  difficileÂ
et n’est pas étranger à cette décision.  Près de huit festivals de musique et d’humour sur dix connaissent des difficultés, majoritairement financièresÂ
notent le Centre national de la musique (CNM) et le ministère de la Culture, dans une publication du 21 novembre, sur le bilan provisoire de la saison 2025 des festivals de musique et d’humour.
 C’est aussi pour nous une alerte, ne pas baser toute l’économie autour du festival, sur deux jours, alors que le climat politique n’est pas en faveur de la culture et qu’on est dans une période de rigueur budgétaire. Alors, oui, si on continue à foncer tête baissée, sans prendre ce temps, nous ferions une 5e édition certes, mais ce serait aussi vraisemblablement la dernière. C’est ce qu’on ne veut pasÂ
relève Juliette Olivier.
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La présidente rappelle le contexte dans lequel ce festival, sous les pommiers, a vu le jour.  C’était en 2021, post-covid. J’étais fraîchement diplômée, comme d’ailleurs d’autres membres de l’équipe. C’était pour nous la possibilité de nous forger l’expérience qui nous faisait défaut pour envoyer nos CV dans le secteur de la culture. Mais c’était aussi une période où ce milieu ne recrutait plus, parce que post-covid.Â
Ce projet était né du pari un peu fou d’une bande de copains et de copines, une idée qui avait été confortée par un parrain tout aussi illustre qu’inespéré, en la personne de Pete Doherty. Depuis, chacun des membres de l’équipe s’est fait sa place dans la vie professionnelle. Juliette Olivier estime d’ailleurs que  le festival nous a servis de tremplin pour les emplois que nous occupons aujourd’hui. Indéniablement, cela nous a ouvert des portes.Â
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Ce temps  de pauseÂ
, que l’équipe s’octroie, ne sera pas, néanmoins, sans activité pour elle et l’association qui  en 2026 va vivre sa première saisonÂ
. L’équipe projette  de décliner quatre évènements dans l’année, à raison d’un par saison, en testant différents formats, en allant chercher nos publics et de nous ancrer sur notre territoireÂ
. Une programmation sera présentée en début d’année. Pour rejoindre l’association Douce-Amère, l’adhésion est à 1 €, minimum. Contact : site internet, www.festivaldouceamere.fr ou sur les réseaux Instagram et Facebook.