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Des élèves ambassadeurs pour prévenir le harcèlement au collège de Vimoutiers... |
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Les dix-huit collégiens ambassadeurs aux côtés des professeurs et des assistants de vie scolaire les accompagnant, et du principal, Jérémy Lamy. © Ouest-France
Des collégiens du collège Hée-Fergant, à Vimoutiers (Orne), sont volontaires pour être ambassadeurs contre le harcèlement. Jeudi 6 novembre 2025, journée nationale de lutte contre le harcèlement à l’école, a été l’occasion d’éditer un numéro spécial de la gazette du collège.
La journée nationale de lutte contre le harcèlement à l’école, jeudi, a été prétexte, au collège Hée-Fergant à des actions initiées par les dix-huit collégiens qui se sont portés volontaires pour être les ambassadeurs dans la lutte contre le harcèlement à l’école, durant l’année scolaire 2025-2026.
Leur rôle s’inscrit dans le cadre du programme national pHARe, dans lequel l’établissement est engagé. Car, si des actions ont été menées plus particulièrement ce jour-là ,  c’est un travail au long cours mené au collègeÂ
, souligne le principal, Jérémy Lamy. Dès le mois de septembre, dix-huit élèves de la 6e à la 3e ont endossé ce rôle d’ambassadeur pour être le relais de leurs camarades, et pour assurer une mission de veille.
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Faire le lien avec des adultes
Ces jeunes ambassadeurs ne sont pas appelés à intervenir eux-mêmes. En revanche,  ils font le lien avec les personnels accompagnants qui prendront le relais »,
explique Jérémy Lamy. Ces personnels sont des professeurs et des assistants de vie scolaire. Agnès Caballo, professeure de français et Mathieu Lambert-Carabin, professeur d’histoire et géographie, sont les référents du programme pHARe au collège.  Les élèves ambassadeurs ont suivi une formation pour leur permettre de reconnaître les situations à risque et la marche à suivre »,
commente Agnès Caballo.
Le groupe se retrouve généralement une fois par semaine, durant une heure.  Tout ce que l’on fait vient d’eux »,
souligne Agnès Caballo. À titre d’exemple, à l’occasion de la journée nationale, un numéro spécial de La Petite gazette pour dire non au harcèlement, a été édité avec le concours de la professeure documentaliste, Mélanie Uleyn. Le livret a été remis à chacun des collégiens.
Parmi ces ambassadeurs, Léon (6e B) a été victime de harcèlement  quand j’étais plus jeune. J’ai mal vécu cette période où des plus grands s’en prenaient tout le temps à moi. Je sais ce que c’est. Alors ce rôle me permet d’aider ceux qui en ont besoin, de façon que cela ne se reproduise plusÂ
.
Océane (5e A) s’est proposée  parce que j’avais envie d’aider ceux qui ne vont pas bienÂ
. Marie (4e B) estime que « ça n’est pas cool de se faire harceler. Je suis sensible à cette cause et d’être ambassadrice ». Neela (3e A) a, elle aussi, été victime de harcèlement « en rapport avec mon poids. C’est ce qui m’a incitée à me porter volontaire. Pour aider ceux qui en ont besoin et leur donner ce conseil : de se faire aider par des adultes. »