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Du verger à la cave, cet habitant de Damigny est passionné de produits cidricoles... |
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Jean Rapy, un passionné de la tradition cidricole. © Ouest-France
Jean Rapy, nouvel habitant de Damigny, près d’Alençon (Orne), souhaite partager son savoir et sa passion pour le cidre, en créant des événements. Il invite à le rejoindre.
Pour Jean Rapy, 63 ans, 2024 est un tournant. Non seulement il a quitté sa fonction d’infirmier pour grossir l’effectif des retraités actifs, mais aussi a laissé Saint-Pierre-des- Nids, en Mayenne, pour rejoindre son Orne natale. Il a posé ses cartons à Damigny, près d’Alençon, et se lance dans un nouveau projet baptisé « Du verger à la cave ».
Partant du constat que  la Normandie est riche de vieux métiers et de traditionsÂ
, il souhaite créer un événement, tous les deux ans, avec pour thématique les produits cidricoles. Pas une simple exposition mais une transmission des savoirs, notamment à destination des enfants. Il faut dire que ce nouvel habitant connaît bien le sujet : il possédait, en Mayenne, un verger d’un ha avec huit variétés de pommes pour produire son cidre.
Une quête de savoirs auprès des anciens
À cette expérience, s’est ajoutée la quête de savoirs auprès des anciens. Jean Rapy énumère :  Cueillir les pommes à maturité, bien sèches, ne pas les superposer. Tenir compte des conditions climatiques selon la lune. Bien entretenir le matériel, notamment les fûts au genièvre.Â
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On apprend aussi qu’il ne faut pas confondre  bouilleur ambulant »,
celui qui déplace son alambic, avec  bouilleur de cruÂ
, celui qui a le droit de produire son cidre, droit qui a évolué au fil du temps. Mais aussi  qu’un trou dans un fût se colmate avec de la cendre de cheminée tamisée qui n’altère ni le produit, ni le goûtÂ
Et plus surprenant, qu’il existe au Québec,  le cidre de glace, liquoreux et coûteux, fait à partir de pommes cueillies après qu’une enveloppe de glace s’est forméeÂ
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Restauration et milieux cidricoles
À cette transmission de savoirs, s’ajoute une volonté de convivialité. Tout d’abord, le sexagénaire aimerait la formation d’un groupe de passionnés pour réfléchir à des manifestations. Mais aussi  créer des rencontres avec des personnes de la restauration, des milieux cidricolesÂ
pour redécouvrir les traditions avant qu’elles ne soient perdues.
Jean Rapy rêve même de veillées autour du feu, et souhaiterait associer à cette mise en relief du cidre, des institutions, des associations locales, des producteurs du monde agricole, des mécènes. Le nouveau Damignien est ainsi à l’écoute de toute suggestion, ou contribution à ce projet « du verger à la cave ».
Contact : duvergeralacave61@gmail.com.