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En 2026, un nouveau règlement pour les publicités dans les rues de l’interco Terres d’Argentan... |
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La seconde réunion sur le Plan local de publicité intercommunal (RPLi) a réuni sept personnes, le 13 mai, à la Maison des territoires. © Archives Ouest-France
Les élus de Terres d’Argentan (Orne) vont voter le nouveau règlement local de publicité intercommunal ce jeudi 22 mai 2025. Lors d’une récente réunion publique, des entrepreneurs ont exprimé leur inquiétude.
Une réunion publique sur le règlement local de publicité intercommunal de Terres d’Argentan interco a attiré sept personnes, des représentants d’entreprises et le manager de centre-ville, mardi 13 mai 2025 à Argentan (Orne). Le cabinet Ville ouverte, qui accompagne les élus depuis trois ans, a présenté les grandes nouveautés du prochain règlement local de publicité intercommunal qui entrera en vigueur en 2026.
Michel Lerat, vice-président délégué à l’urbanisme et Philippe Jidouard, membre de cette commission, ont répondu aux questions. Le texte sera soumis au vote des délégués communautaires, jeudi 22 mai.
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Une nouvelle taxe à payer ?
 L’enjeu, c’est la préservation du cadre de vie, la valorisation de l’activité économique et la lisibilité de cette offre économiqueÂ
, a résumé l’urbaniste de Ville ouverte. L’intercommunalité sera soumise à ce nouveau règlement, qui sera différent selon les zones : entrées de villes, centres-villes, centres bourgs, zones d’activité…
Parmi les inquiétudes exprimées, l’apparition d’une taxe locale sur la publicité extérieure (TLPE) à payer par les entreprises qui n’y étaient pas soumises jusqu’à présent. Le responsable de l’enseigne Brico Cash, implanté à Fontenai-sur-Orne, le craint :  Ce règlement n’a pas été créé pour faire joli.Â
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Concernant les publicités qui ne rentreraient plus dans le nouveau règlement, Michel Lerat a rassuré : « On ne va pas faire démonter tout, on n’a pas le personnel pour cela. » Le responsable du magasin Les Galeries a abondé :  Nous avons eu à nous mettre en conformité, il n’y a pas eu une chasse à toutes nos enseignes. Par contre, l’esthétisme peut avoir un coût.Â
 Ça peut demander plus de réflexion mais ça ne coûte pas toujours plus cherÂ
, a relativisé l’urbaniste.
Une enquête publique sera menée en septembre. Les habitants pourront alors participer au débat.