|
EN IMAGES. Orage à Flers : le scanner IRM du Bocage hors service... |
8
Le scanner a, lui aussi, été touché. Des techniciens devaient passer hier 12 ou aujourd’hui pour tester les machines, voir si elles fonctionnent encore. © Ouest-France
À l’IRM du Bocage de Flers (Orne), l’eau est montée très vite, jusqu’à 65 cm par endroits, mardi 11 août 2020, dès 19 h 30. Ce mercredi 12 août, tout le service s’organise pour déblayer et nettoyer. Le scanner IRM restera fermé au moins une semaine et demie. Le temps de dresser le bilan des dégâts.
« L’IRM, le scanner, la salle de radiologie, d’échographie, le secrétariat… Tout a été inondé », lâche désemparée Laëtitia Rabel, responsable des ressources humaines (RH) à l’IRM du Bocage, situé au 99, rue de Messei à Flers (Orne).
« L’eau a commencé à entrer dès 19 h 30 (mardi 11 août). On n’a pas eu le temps de réagir, tout est monté en 15 minutes, explique Laëtitia. Une femme de ménage et un radiologue étaient sur place. Ils ont entendu un gros boum et ont vu l’eau entrer à toute vitesse. » Un mur, situé au Champ de foire, juste au-dessus du service s’est écroulé, laissant passer l’eau qui stagnait déjà plus haut. « Sous la pression, les portes ont cédé, des vitres se sont brisées et l’eau est entrée. »
Par endroits, l’eau est montée jusqu’à 65 cm et, en moyenne, entre 30 à 40 cm. « Quand on ouvre une porte et qu’on se prend une vague dans les pattes, ça fait tout drôle… Rien qu’en descendant pour accéder au service, j’avais de l’eau jusqu’au genou », souffle la responsable RH dont la nuit fut courte. « J’ai été appelé à 20 h par le radiologue qui ne savait plus quoi faire face à cet afflux d’eau. On est repartis, avec quelques membres du personnel vers 00 h – 1 h et là , on est là depuis 7 h, autant vous dire que je n’ai pas trop dormi. »
« On n’a rien pu faire »
Aurélie Letinturier, responsable du secrétariat était elle aussi sur place le soir même. « En arrivant, on n’a rien pu faire à part attendre l’arrivée des pompiers… Tout était chargé de boue, c’était impossible pour nous d’intervenir avant qu’ils ne déblaient tout ça. » Toute la nuit, une vingtaine de pompiers se sont démenés pour enlever la boue.
Ce mercredi matin, on s’active dans tous les sens pour déblayer et nettoyer le service. « C’est l’urgence aujourd’hui : tout nettoyer et voir si les machines fonctionnent. Les secrétaires, les manipulateurs… Tous ceux qui devaient bosser aujourd’hui sont là pour aider. En tout, nous sommes une quinzaine. »Â
Devant le service, une grande benne a été disposée. Les employés enchaînent les allers retours pour jeter tout ce qui est hors d’usage. « On a mis en hauteur tout ce qu’on a pu : les dossiers de patients, les fournitures… Mais beaucoup de choses sont mortes », indique Aurélie. « C’est notre outil de travail, ça fait forcément mal au cœur », lâche sa collègue Sylvie, elle aussi responsable du secrétariat.
Des techniciens devraient passer « aujourd’hui ou demain » pour vérifier l’état de toutes les machines. Toutes les tours centrales du secrétariat sont hors service. Dans la salle du scanner, l’eau stagnait encore au sol ce matin. « Mes collègues appellent les gens qui avaient pris rendez-vous pour leur dire de ne pas venir. Il y aura au minimum une semaine et demi sans rendez-vous. Pour le reste, on va s’organiser. Il faut déjà réussir à voir tout ce qu’on a perdu et estimer ce que ça va nous coûter… »