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En Normandie, les vestiges d’une abbaye du XIIIe siècle sont à vendre... |
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L’abbaye de Belle-Étoile à Cerisy-Belle-Étoile, dans l’Orne, est en vente. © Ouest-France
Classée partiellement aux Monuments historiques, le site de l’abbaye de Cerisy-Belle-Étoile, dans l’Orne, a accueilli jusque dans les années 1980 un centre aéré pour enfants.
C’est une annonce qui n’est pas passée inaperçue dans le Bocage : les vestiges de l’église abbatiale du XIIIe siècle de Cerisy-Belle-Étoile, dans l’Orne, classés aux Monuments historiques sont à vendre, ainsi que son aile du cloître du XVe siècle, sa grande hôtellerie du XVIIIe siècle avec treize chambres, ses deux granges, un préau et un bâtiment en béton des années 1970. Un parc d’un peu plus d’un hectare avec un chêne centenaire complète le lot.
« Un projet de restauration »

L’abbaye de Belle-Étoile à Cerisy-Belle-Étoile. Ouest-france
Les moins de 50 ans ne peuvent pas s’en souvenir, mais l’association d’éducation populaire flérienne Jeanne-d’Arc possédait et utilisait, depuis 1956, cet endroit pour accueillir des jeunes du Bocage en camp de vacances ou centre aéré. En parallèle, une autre association, les Amis de Belle-Étoile, se consacrait à la restauration des vestiges de l’abbaye.
C’est l’un des derniers moments connus où l’abbaye de Belle-Étoile accueillait du public, car elle a été vendue à un couple dans les années 1990.
Le mandat a été confié en exclusivité à l’agence Denniel immobilier, spécialisée dans les monuments historiques. « Nous voulons trouver quelqu’un qui sera capable de mener à bien un projet de restauration », détaille Guillaume Denniel, qui a une solide formation en histoire de l’art et a fait de nombreuses recherches sur l’abbaye ornaise.
« Le montant des travaux est colossal. »
Les bâtiments ainsi que le terrain sont à vendre pour 500 000 €. « Le montant des travaux est colossal. » Contacté, le maire de Cerisy-Belle-Étoile, Hervé Borderie, est « soulagé » à la perspective qu’un éventuel repreneur remette l’abbaye en état.
L’abbaye a eu une histoire mouvementée. Selon le site du ministère de la Culture, « L’église, fondée en 1238, a sans doute été détruite à la Révolution. Construite au XIVe siècle, la grange aux dîmes a été incendiée durant la guerre de Cent ans. » Une fabrique de couperose, d’alun et d’acide sulfurique s’y installe en 1808. À partir de 1880, les propriétaires successifs utilisèrent l’abbaye comme une carrière de pierre et les ruines devinrent vestiges.
Plus d’informations : www.dennielimmobilier.fr