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ENTRETIEN. Candidat aux sénatoriales dans l’Orne, Olivier Bitz « défend l’avenir de la ruralité »... |
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Ancien sous-préfet de Mortagne-au-Perche de juillet 2018 à février 2020, Olivier Bitz, annonce sa candidature aux élections sénatoriales dans l’Orne. Le scrutin aura lieu dimanche 24 septembre 2023. © DR
Ancien sous-préfet de Mortagne-au-Perche de juillet 2018 à février 2020, Olivier Bitz, annonce sa candidature aux élections sénatoriales dans l’Orne. Le scrutin aura lieu dimanche 24 septembre 2023.
L’ancien sous-préfet de Mortagne-au-Perche Olivier Bitz, aujourd’hui chargé de mission à la direction générale de la sécurité civile, répond aux questions de la rédaction et explique les raisons qui le poussent à se porter candidat aux élections sénatoriales, organisées dimanche 24 septembre 2023. Entretien.
Pourquoi êtes-vous candidat ?
Ce qui m’anime, c’est la volonté de contribuer à ce que la vie de mes concitoyens se passe le mieux possible. L’Orne est un département extraordinaire qui mérite que l’on s’engage pour son développement. Originaire de l’Est, où j’ai été élu local et départemental, j’y suis arrivé en tant que sous-préfet de Mortagne-au-Perche, en 2018, et j’en suis tombé amoureux. Je vis à Réveillon, avec mon épouse et ma fille. De nombreux maires se sentent isolés, en particulier dans les communes rurales. Beaucoup expriment le besoin d’être accompagnés dans leur mandat. C’est à cette demande que je souhaite répondre, en étant élu sénateur.
Votre expérience de sous-préfet constitue-t-elle un atout dans cette campagne ?
Connaître son territoire, les préoccupations des élus et le fonctionnement de l’État constitue un atout pour accompagner les collectivités dans les difficultés qu’elles traversent et les projets qu’elles veulent porter.
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Sous quelle étiquette politique vous présentez-vous ?
Je me réjouis d’être soutenu par Édouard Philippe pour cette campagne (NDLR, chef de file du mouvement politique Horizon). Renaissance et le Modem m’ont également assuré de leur soutien. Mais ce qui fonde mon engagement, c’est de représenter l’Orne, au Sénat, à Paris, et de défendre les intérêts du territoire au niveau national. Je ne suis pas candidat pour un parti politique, mais pour accompagner les collectivités et travailler, aux côtés des élus ornais, au développement du territoire.
Quels sujets souhaitez-vous porter ?
L’avenir de la ruralité, qui se trouve enfermée dans un carcan législatif et administratif qui bloque son développement, notamment en matière d’urbanisme. La capacité des maires à décider s’est érodée, tant et si bien qu’ils ne sont plus en mesure de maîtriser leur destin. Il faut leur rendre cette capacité. L’école est aussi un véritable enjeu. Il faut sortir de la logique purement mathématique et se battre pour que la faible densité de population n’aboutisse pas à des fermetures. La santé est aussi une priorité. La situation extraordinairement difficile que nous connaissons le sera davantage, dans les années qui viennent, en raison de l’effet cumulé de l’évolution de la démographie médicale et du vieillissement de la population.
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Qui est votre suppléante ?
Annie Desoeuvre, adjointe au maire de Ménil-Hubert-sur-Orne, une commune de Flers Agglo. C’était important pour moi de faire équipe avec une élue de l’ouest du département pour respecter les équilibres territoriaux. Si je suis élu, j’ouvrirai ma permanence parlementaire dans le Bocage, car vivant dans le Perche, je souhaite avoir une présence équilibrée sur le territoire.