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Face à « des risques importants », la préfecture de l’Orne active la vigilance sécheresse... |
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La vigilance sécheresse activée par la préfecture n’implique pas de restriction d’eau, mais la population est formellement invitée à préserver les ressources en eau (photo d’illustration). © Archives Franck Dubray /Ouest-France
Le niveau des nappes phréatiques du département de l’Orne est préoccupant, davantage que l’année dernière. Le préfet a activé la vigilance sécheresse dans l’ensemble du département. Il appelle à « la sobriété dans les usages de l’eau », sans imposer de restriction.
La préfecture de l’Orne alerte sur le risque de sécheresse dans le département, dans un communiqué diffusé mardi 4 avril 2023 : « Malgré les pluies importantes qui sont intervenues au cours du mois de mars, la situation hydrologique dans le département reste fragile et préoccupante. »
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Le préfet a décidé d’activer la vigilance sécheresse dans le département : « Il s’agit du premier des quatre niveaux de gestion de la sécheresse. » Il ne prévoit pas de restriction des usages de l’eau, « mais appelle l’ensemble de la population et des acteurs du département à la sobriété dans leurs usages de la ressource ».
Cette décision fait suite à la réunion du comité de gestion de la ressource en eau du département, mardi 28 mars. Il est composé de représentants des collectivités, associations environnementales et de consommateurs, artisans, industriels, professionnels agricoles, syndicats des eaux et services publics.
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Situation « plus dégradée » qu’en 2022
Ses membres ont fait état de la situation « préoccupante » dans l’Orne. Certes, les pluies du mois de mars ont permis de ramener le niveau pluviométrique à un semestre normal, depuis septembre 2022. Les débits des cours d’eau sont, pour la plupart, revenus à la normale saisonnière, « à l’exception des zones « Dive, Vie » et « Risle, Charentonne, Guiel », qui sont moins réactives », indique la préfecture.
Mais l’inquiétude porte davantage sur le niveau des eaux souterraines, insuffisamment rechargées par les pluies. « Les nappes sont toujours marquées par la sécheresse estivale de l’année dernière. » Elles se situent à des niveaux « entre bas et très bas, notamment à l’est et au sud-ouest du département, en raison d’un approvisionnement en eau potable via les réserves d’eau souterraine ».
La situation est ainsi « plus dégradée » que l’année dernière, à l’approche de la saison estivale, laissant craindre « des risques de sécheresse importants ».
La préfecture communique également sur certains bons gestes, comme l’installation d’équipements économes en eau ou la récupération d’eau de pluie pour arroser. Et bien sûr, d’éviter de laisser l’eau couler sans raison.