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Flers. L’association 2angles à un tournant... |
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Jérôme Letinturier, Maria Giovanni et Ophélie Sicot dans les locaux historiques de 2angles à Flers, dans l’Orne. © Ouest-France
L’association 2angles, qui défend les artistes et la diversité de la création contemporaine à Flers, dans l’Orne, devrait bientôt quitter ses locaux historiques de la rue Schnetz.
L’association 2angles, créée en 1999 à Flers, dans l’Orne, a eu « une année 2021 très chargée », selon son directeur, Jérôme Letinturier. En tout, 2angles, qui compte deux salariés et un contrat PEC (les nouveaux contrats aidés), a accueilli cinq compagnies et 26 artistes plasticiens pour 455 jours de résidence, « dont 97 jours de résidence hors les murs, précise le directeur. On vient nous chercher pour monter des projets ailleurs », se félicite-t-il.
L’année 2022 n’est pas moins chargée et il va même y avoir du neuf. D’abord, les conventions pluriannuelles qui financent l’association – dont le budget prévisionnel est de 220 000 € pour 2022 – arrivent à leur terme.
Ensuite, l’association devrait bientôt déménager dans le nouveau pôle d’économie sociale et solidaire (ESS) de Flers agglo, dans les anciens locaux de Thermocoax à Saint-Georges-des-Groseillers.
Adapter 2angles aux années à venir
« On est dans l’attente de la rédaction des nouvelles conventions. Ce déménagement nous donne l’occasion de redéfinir les ambitions pour ce projet culturel et de l’adapter aux évolutions des années à venir. Il va nous permettre de réinitialiser nos activités et de motiver nos adhérents et le public. » Jérôme Letinturier voudrait par exemple donner plus de visibilité aux compagnies de danse contemporaine.
S’il a des craintes quant à l’envolée du prix des carburants, craintes liées au développement des activités hors les murs et à la distance de ce pôle ESS vis-à -vis de la gare de Flers, le directeur de 2angles voit les choses avec optimisme.
« Nous ne pouvions pas rester dans ces locaux pas adaptés aux personnes à mobilité réduite. Ensuite, l’ADN de ce pôle ESS est la solidarité. Quelque part, nous sommes aussi dans un accompagnement social. C’est rare de recevoir un artiste qui gagne sa vie… »