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Guerquesalles. « Les nouvelles ne sont pas bonnes »... |
Cette guerre déclarée par la Russie à l’Ukraine était pour Vitaliia « impensable. Nous étions un peuple frère. Le russe est ma langue natale. J’ai de la famille qui vit en Russie et avec qui je suis en contact. Ils ne comprennent pas. Pour eux, c’est une simple opération militaire. Ils ne se rendent pas compte de la situation ».
Tous les jours, chaque instant presque, Vitaliia est en contact avec de la famille, des amis, des voisins restés en Ukraine. « Les nouvelles ne sont pas bonnes. On regarde ce qu’il se passe comme si c’était un film d’horreur. Comme si ce n’était pas la réalité. » Elle ressent « une colère froide » et un fort sentiment « de trahison » à l’égard de la Russie.
L’espoir de Vitaliia ? « Que tout se termine très vite et que nous puissions rentrer, dans nos maisons, revoir nos familles, nos amis. Comme si tout cela n’était qu’un cauchemar. » Vitaliia aspire à rentrer chez elle où « il nous faudra tout reconstruire ». À une condition toutefois : « que ce soit sans les Russes ».