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L’église de Médavy, fermée au public depuis plus de vingt ans, va être restaurée... |
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L’église de Médavy (Orne), qui a subi les ravages du temps, va être transformée au cours des six prochains mois. © Ouest-France
Cela fait plus de vingt ans que l’église de Médavy (Orne) est fermée au public pour raisons de sécurité. En 2023, elle va subir de gros travaux.
Vincent Six, maire de Médavy (Orne), l’a rappelé dimanche 15 janvier 2023, lors de la cérémonie des vœux : C’est un dossier sur lequel on travaille depuis des années. Mais le Covid est passé par là, du retard a été pris. Depuis décembre, après arrêté préfectoral, les travaux ont démarré.
Menace d’effondrement
Car les dommages sont assez importants sur la toiture et la charpente : des infiltrations fragilisaient les voûtes qui menaçaient de s’effondrer. L’église est la propriété de la commune, mais affectée au diocèse de Séez : « Tous ces dommages rendaient malheureusement impossible une restauration à l’identique. Nous sommes partis sur une solution alternative, en accord avec le diocèse, et avec le soutien financier de l’État », explique le maire.
Six mois de travaux
Les travaux vont amener à la réduction de l’édifice à une seule traverse de la nef, celle qui est adossée au clocher, mais sans lui retirer son affectation au culte catholique, ce qui permettra aux habitants de la commune de disposer d’un lieu de célébrations accessible à tous, au cœur du village, à proximité du cimetière. Un lieu de recueillement »,
précise le premier magistrat.

Seule la traverse de la nef adossée au clocher va être transformée. Ouest-France
Les premiers travaux ont consisté au démontage des vitraux, dont certains seront remis en place, tandis que d’autres devraient rejoindre certaines églises de la région, peut-être celle de Neauphe-sur-Dive, qui, elle aussi, est en cours de restauration.
Un retable classé
Le mobilier qui retrouvera sa place après les travaux, a été démonté : le retable classé au titre des monuments historiques, la chaire à prêcher. « Les travaux devraient durer environ six mois, pour un montant de 226 800 €. Ils sont portés par la commune qui a bénéficié de 50 % de subventions de la DETR (Dotations en équipement des territoires ruraux), » conclut Vincent Six.