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L’Eskape festival de Montilly-sur-Noireau boucle une troisième édition record... |
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Du jeudi 15 au samedi 17 août 2024, l’Eskape festival a pris possession du champ de foire de Montilly-sur-Noireau (Orne). © Ouest-France
Environ 23 000 amateurs de musique électronique ont envahi Montilly-sur-Noireau (Orne), du jeudi 15 au samedi 17 août 2024, le temps de l’Eskape festival.
Montilly-sur-Noireau (Orne) reprend ses esprits après trois jours de fête intense. Du jeudi 15 au samedi 17 août 2024, l’Eskape festival, qui met à l’honneur les musiques électroniques, a pris possession du village. Sa troisième édition, placée sous le signe des cow-boys et des Indiens, a attiré 23 000 fêtards venus du monde entier, un record.
Leur Far West : le champ de foire de Montilly-sur-Noireau où deux scènes avaient été montées. La première, décorée de longues plumes orangées, était dédiée à la techno, tandis que la seconde, représentant une tête de mort coiffée d’un chapeau de shérif et équipée de revolvers, était réservée à la hard music.
« On se régale »
Devant des festivaliers déchaînés, près de cinquante artistes se sont relayés pour mettre le feu au site. Parmi eux, les incontournables I Hate Models, Radical Redemption et Joachim Garraud. « Ce sont vraiment des monuments, insiste Denis Masson, président de l’association organisatrice, Hardcore France. C’est énorme ce qu’ils ont proposé. »
En plus d’une programmation séduisante, les organisateurs ont réservé à leurs festivaliers quelques surprises, mêlant scénographies ambitieuses, shows pyrotechniques et animations déjantées. « Depuis jeudi, on se régale. Franchement c’est exceptionnel de proposer ça dans le coin, assure Thomas, 20 ans, habitant de Cherbourg, venu pour la deuxième fois avec ses amis. Ici, le mieux c’est l’ambiance. Les gens sont sympas, ça bouge beaucoup, vraiment il n’y a rien à redire. »
Cap sur 2025
Les amateurs de musiques électroniques sont habitués à voyager jusqu’aux Pays-Bas ou en Belgique, pour profiter de tels événements. « On est les seuls dans l’ouest à faire ce type de festival. On fait un peu figure d’ovni, on nous prend pour des fous », relate Denis Masson. Au fil des éditions, le fondateur du festival voit son pari payer : « Aujourd’hui, on a des Belges et des Néerlandais qui viennent chez nous, c’est très bon signe ! »
Le démontage n’est pas terminé, mais le président de Hardcore France à déjà les yeux rivés sur la prochaine édition – qui devrait se dérouler sur deux jours, en fin juillet ou début août : « Maintenant, pour faire mieux, il va falloir taper dans des gros artistes, aller chercher des stars internationales. On va préparer une méga édition 2025 ! »