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La Communauté urbaine d’Alençon va restaurer ses cours d’eau, ses mares et planter 15 km de haies... |
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Le programme voté par les élus prévoit la plantation de 15 km de haies, ainsi que 450 arbres intraparcellaires. © Archives Ouest-France
Un budget considérable a été voté par les élus de la Communauté urbaine d’Alençon (Orne) pour l’entretien de ses cours d’eau, la restauration de mares et la plantation de 15 km de haies.
Les élus de la Communauté urbaine d’Alençon (CUA) ont voté un nouveau programme d’actions de préservation de l’environnement, dans le cadre de la compétence Gemapi (Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations). Ce programme avait été entamé en 2021 et se poursuit désormais jusqu’en 2028, avec un nouveau budget prévisionnel. Il est orienté en trois axes.
Tout d’abord, la restauration des certains cours d’eau, « pour leur permettre de reprendre leur fonction naturelle, qu’ils ne soient plus pollués, que les poissons reviennent », nous explique, en marge du conseil communautaire, Romain Dubois, conseiller délégué en charge de la Gemapi. Les cours d’eau concernés seront le Sarthon en 2025, le Gesnes en 2026 et le Moulin Chahains en 2027.
« Important contre les inondations »
Deuxièmement, le programme prévoit la plantation de 15 km de haies et 450 arbres. Un projet mené en partenariat avec la chambre d’agriculture, l’Agence de l’eau ou encore l’OFB (Office français de la biodiversité). Dans les champs, ces végétations présentent plusieurs atouts, « limiter l’érosion des sols, empêcher les dépôts d’engrais dans des ruisseaux, préserver la biodiversité et éviter les glissements de terrain », argumente l’élu.
Enfin, le dernier volet concerne la création ou la restauration de mares, « d’une grande richesse en biodiversité » et utiles « face aux inondations ». Quinze mares doivent être créées et cinquante restaurées, sur les 800 répertoriées.
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Le plan d’investissement doit toujours être finalisé, pour y inclure les aides des autres institutions et collectivités, notamment les Régions. Mais la CUA veut déjà budgéter 750 000 € pour ce programme, et la taxe Gemapi permettrait de financer environ 300 000 €. « C’est important contre les risques d’inondations, estime Joaquim Pueyo, président de la CUA. Le travail de Gemapi est indispensable pour le futur, pour l’intérêt général. » La proposition a été adoptée à l’unanimité.