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La renaissance de Fèvres se passe dans l’Orne... |
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Le numéro 64. © DR
Nouvelle vie pour le magazine de l’artisanat des métaux, « tentacule » de l’Ifram, Institut de formation et de recherche pour l’artisanat des métaux.
Après l’octroi du Prix Liliane Bettencourt pour l’intelligence de la main – Parcours, en 2019, le ferronnier d’art Pierre Dupont, dont l’atelier est à Soligny-la-Trappe (Orne) et Stéphane Robert ont décidé de relancer le magazine Fèvres, « mis le bébé entre les mains du graphiste et solignois Gilles Carmine, monté une équipe. N ouvelle mise en page, nouveaux rédacteurs, nouveaux partenaires. »
Fèvres, dont le premier numéro date de 2002, entend promouvoir l’Institut de formation et de recherche pour les artisanats des métaux (Ifram). « Le magazine sert la transmission et la préservation dans ces métiers », précise Stéphane Robert, son rédacteur en chef.
« La promotion passe par les salons, la transmission passe par les formations, la préservation et présentation passent par le magazine. Pour divulguer des savoir-faire, mettre en avant ceux qui peuvent être en danger. À travers des portraits d’artisans, des techniques, des annonces, avec des reportages sur les salons, faisant le lien avec tout le monde du métier. »
Un trimestriel
Le prix décerné par la Fondation Bettencourt Schueller, récompense la transmission du patrimoine gardé « a permis de sortir l’Ifram d’une situation financière très compliquée, de remettre en route toutes les actions, dont Fèvres ».
Le trimestriel, s’adresse aux professionnels, institutions, centre de formation, comme aux particuliers, amateurs éclairés, amoureux du métal, jeunes apprentis, en formation, un public ayant en commun l’amour du métal. Il doit devenir autosuffisant. Le but est de réactiver tous les points de vente, de les augmenter.
Le numéro 64 paraît avec un gros plan sur le cuivre. Tiré à 2 000 exemplaires, le magazine est vendu par abonnement et sur internet (https ://www.ifram.com/index.php/fr) avec la possibilité de retrouver tous les numéros. La mise en place de points de vente physique est en cours. « Nous sommes toujours à l’affût de nouvelles idées de reportages », lance Stéphane Robert aux artisans du métal.
Un véritable besoin de relève chez les artisans du métal
L’Institut de formation et de recherche pour les artisanats des métaux (Ifram) est né du besoin de fédérer des professionnels issus d’un secteur atomisé regroupant des savoir-faire diversifiés. Créé en octobre 2001, implanté en Seine-Maritime, cette association a vocation de promouvoir les métiers traditionnels de la forge et de la métallurgie : ferronnerie, serrurerie, coutellerie, maréchalerie, dinanderie, taillanderie, fonderie d’art. Comme l’affirme son directeur, Stéphane Robert : « Nous avons un devoir de mémoire, de transmission, de présentation du savoir-faire dans les métiers d’art. Les formations que nous proposons s’adressent aux professionnels, sur des sujets très pointus, très spécifiques. La présentation du savoir-faire intervient aussi avec des expositions, des salons, et le magazine Fèvres. »
L’Ifram a pour mission de faire découvrir au plus grand nombre toute cette partie un peu méconnue et parfois dénigrée de métiers manuels. Les artisans du métal ont aujourd’hui un certain âge, il y a une vraie relève à prendre.
En 2021, l’Ifram aura 20 ans. Le prix Parcours 2019 Liliane Bettencourt pour l’intelligence de la main décerné à l’Ifram est pour l’institut une opportunité exceptionnelle. « Il montre que notre action est valorisée et reconnue. Ce prix va permettre de mettre en place des projets, entre autres une coopérative à destination des professionnels, proposer à nos adhérents un éventail d’outils à la vente dans cette coopérative à un coût raisonnable et avec du matériel de qualité. »