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Législatives dans l’Orne. Flers – Argentan : la parole à Anthony Frémont, Rassemblement national... |
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Anthony Frémont, candidat Rassemblement national, aux élections législatives dans l’Orne pour la 3e circonscription. © Ouest-France
Anthony Frémont, 42 ans, est le candidat du Rassemblement national aux élections législatives, dans la troisième circonscription de l’Orne (Argentan – Flers). Ses objectifs : lutter contre la baisse du pouvoir d’achat, notamment chez les agriculteurs, et protéger les services publics.
Anthony Frémont, chef d’entreprise du côté de Gouffern-en-Auge, est le candidat du Rassemblement national dans la troisième circonscription de l’Orne (Argentan – Flers), pour les élections législatives. Il répond aux questions de la rédaction.
Quel est votre ancrage dans le territoire ?
J’ai 42 ans et suis originaire de Seine-Maritime. Département que j’ai quitté à l’âge de 12 ans pour travailler dans les chevaux. D’abord au sein de la Maison familiale rurale (MFR) de Vimoutiers, puis à Almenêches. Aujourd’hui, j’exerce en tant qu’éleveur et exploitant agricole en bio, installé depuis 2018. Je fais de l’élevage, du poulinage. Et je cultive principalement de l’herbage pour le bien-être animal.
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J’ai été conseiller municipal d’Almenêches jusqu’en 2020. J’ai toujours été plutôt dans l’ombre. Pendant cette campagne je compte toucher la population dans les campagnes, au plus près. Surtout pendant une campagne aussi courte.
Quelles sont les problématiques à défendre en priorité dans votre circonscription ?
L’un des plus gros problèmes de notre territoire ? Le pouvoir d’achat en baisse. Notamment dans le secteur agricole et les entreprises chez qui le coût des carburants classiques et le gazole non routier causent des dégâts. C’est un gros souci pour les transporteurs routiers également. C’est de plus en plus compliqué pour tout le monde.

Anthony Frémont (à droite), candidat Rassemblement national, aux élections législatives dans l’Orne pour la 3e circonscription, et Guillaume Clouet, son suppléant (à gauche). Ouest-France
Il faut revoir la question des services publics aussi. Un exemple chez nous : la fermeture du centre des impôts d’Argentan, dont les services ont été transférés à Alençon.
Si vous êtes élu, quelle loi défendrez-vous en premier ?
Tout d’abord, une loi pour lutter contre la désertification médicale. Il existe un vrai problème administratif pour trouver des soignants. Je compte m’investir pour trouver des solutions.
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Il faudra défendre une loi pour l’enseignement. Mon épouse est professeure de français. Et le constat est là : des enfants sont délaissés, abandonnés, ils manquent de suivi. Nous sommes confrontés à des décrochages scolaires depuis le confinement, des enfants autistes qui ne sont pas accompagnés. Il faut voir combien sont payés les accompagnants. Les éducateurs sont les travailleurs pour le monde de demain. Il leur faut un salaire décent à la hauteur de l’engagement.