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Législatives dans l’Orne. Flers – Argentan : la parole à Jérôme Nury, candidat Les Républicains... |
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Jérôme Nury, candidat Les Républicains aux législatives 2022, dans la troisième circonscription de l’Orne. © Archives Ouest-France
Jérôme Nury est le candidat Les Républicains dans la troisième circonscription de l’Orne (Argentan – Flers). Ses ambitions : reconnecter les Ornais par la route et la fibre, augmenter le pouvoir d’achat et lutter contre la désertification médicale.
Élu en 2017, le député sortant Jérôme Nury est de nouveau candidat aux élections législatives dans la 3e circonscription de l’Orne (Argentan-Flers). L’élu Les Républicains répond aux questions de la rédaction.
Quel est votre ancrage dans le territoire ?
Je suis arrivé dans l’Orne en tant qu’attaché parlementaire de Sylvia Bassot, en 1997. J’ai ensuite été maire de Tinchebray en 2001, puis président de l’intercom. Je suis entré au conseil général en 2004. Depuis 2008, je préside notamment la commission économique, numérique et agricole.
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Je suis profondément attaché au territoire et aux habitants, avec qui il existe une vraie proximité et des rapports francs et sincères. Ce sont des gens très respectueux de la fonction d’élu.
Quelles sont les problématiques à défendre en priorité dans votre circonscription ?
D’abord, il faut parvenir à connecter les Ornais par la RD 924. Cet aménagement essentiel, d’un point de vue sécuritaire mais aussi économique, doit voir le jour. Il nous faut cette ouverture, notamment vers les grands axes, surtout en milieu rural où les habitants font des allers-retours quasi quotidiens.
Je travaille aussi durement à la question de la fibre optique. C’est un élément essentiel à l’emploi, à la formation, mais aussi un élément attractif.
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Si vous êtes élu, quelle loi voterez-vous en premier ?
L’urgence concerne d’abord le pouvoir d’achat. L’Orne est parmi les territoires les plus pénalisés. Les habitants sont obligés de prendre leur voiture pour aller travailler, emmener les enfants à l’école etc. Il faut absolument faire baisser la surfiscalité sur les carburants et les énergies. Car c’est la double peine, le fioul étant l’un des chauffages principaux en habitation. Les salaires doivent suivre le cours de l’inflation, tout comme les retraites.
Une autre loi fondamentale devra être votée en lien avec la démographie médicale. Nous sommes confrontés à un énorme problème d’accès aux professions de santé, en hôpital ou en médecine de ville. 15 % d’Ornais n’ont plus de médecin traitant. On a essayé l’incitation mais, le seul moyen, aujourd’hui, est d’imposer à nos jeunes médecins en sortie d’études de venir travailler quelques années dans les zones déficitaires.