|
Législatives dans l’Orne. L’Aigle-Mortagne : la parole à Denis Mousset, Mouvement de la ruralité... |
1
Denis Mousset, agriculteur et maire de Saint-Germain-de-Martigny, est candidat pour le Mouvement de la ruralité dans la deuxième circonscription de l’Orne (L’Aigle – Mortagne-au-Perche). © Ouest-France
Denis Mousset, 60 ans, est candidat aux élections législatives dans la deuxième circonscription de l’Orne, L’Aigle – Mortagne, sous l’étiquette Mouvement de la ruralité (anciennement Chasse, pêche, nature et traditions).
Quel est votre ancrage dans le territoire ?
Je ne suis pas un parachuté. Je suis né en 1961 à Saint-Germain-de-Martiny, commune dont mon père a été maire de 1967 à 2001, et dont je suis moi-même maire depuis 2020. Agriculteur, j’ai repris la ferme familiale en 1984. J’ai exercé des responsabilités au sein de la filière agricole. Je connais très bien la deuxième circonscription de l’Orne. La première et la troisième aussi d’ailleurs !
Quelles sont les problématiques à défendre en priorité sur votre circonscription ?
Il faut arrêter de faire des communes nouvelles. Quand vous perdez le lien avec la population, c’est une partie de la vie qui s’en va. Demain, on va faire quoi, déménager les églises ? Je veux aussi redonner la possibilité aux entreprises de s’installer dans les petites communes, en modifiant le plan d’occupation des sols. Entasser les gens dans les grandes villes, ça coûte cher. À mon sens, il vaut mieux occuper tout l’espace rural. En aidant et en accompagnant. Mais aussi en créant du lien. Le simple fait d’organiser un marché dans une petite commune, par exemple, permet aux gens de se parler. À Saint-Germain-de-Martigny, les soirs de marché, la population est multipliée par quatre.
Lire aussi : Législatives dans l’Orne. La liste complète des candidats dans les trois circonscriptions
Si vous êtes élu, quelle loi voteriez-vous en premier ?
Je proposerais la mise en place du vote électronique, grâce à un système de boîtier, dans toutes les collectivités. Aujourd’hui, tout se joue en quelques secondes : le maire ou le président de communauté de communes demande qui est pour, qui est contre, qui s’abstient et c’est plié. Or, au moment de voter, certains n’osent pas exprimer leur désaccord. Ils se disent que la prochaine fois qu’ils proposeront quelque chose, ils seront punis de leur prise de position. Le vote électronique permettrait d’éviter ce genre de pressions.