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Montilly-sur-Noireau. Derniers préparatifs avant le début de la foire... |
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Joan Papavero, forain, et Antoine Gérard, président du comité d’organisation de la foire de Montilly. © Ouest-France
À moins de 72 heures du début de la foire de la Saint-Denis, à Montilly-sur-Noireau, dans l’Orne, les préparatifs vont bon train. Si les forains sont déjà arrivés, les exposants ne sont pas encore là. 80 000 visiteurs sont attendus.
Le champ de foire de Montilly-sur-Noireau, dans l’Orne, commence déjà à ressembler à une ruche. À moins de 72 heures du début de la foire de la Saint-Denis, prévue samedi 9 et dimanche 10 octobre 2021, les préparatifs s’accélèrent. Les forains ont déjà pris position dans cet espace de 8,5 hectares, et commencent à assembler les futures attractions. En véritable chef d’orchestre, Antoine Gérard, le président du comité d’organisation, s’assure qu’aucun grain sable ne vienne faire dérailler cette mécanique bien huilée.
Depuis plusieurs jours, il ne se sépare ainsi plus du plan de la foire, où chaque stand a été dessiné. « Nous nous sommes arrangés pour laisser le moins de trous. À cause du Covid, les exposants seront un peu moins nombreux », informe-t-il. Un retardataire tente sa chance : « Bonjour patron, j’expose d’habitude au coin de la rue. C’est toujours possible ? » Et le « patron » de répondre, après avoir consulté son plan, que l’emplacement est déjà occupé. Pas de quoi décourager ce camelot, qui promet de retenter sa chance.
Désherbage à l’eau bouillante
Un peu plus loin, ce sont trois forains qui l’interpellent pour se plaindre de « la nature qui reprend ses droits et grignote du terrain sur l’allée centrale ». Résultat : ils auraient moins de place pour installer « leur boutique ». Antoine Gérard plaide, en avançant que le « désherbage à l’eau bouillante » n’a pas été efficace, et promet de trouver une solution. « Au début, lorsque j’ai intégré le comité d’organisation, j’étais invisible. Personne ne me saluait », confie-t-il. Désormais, c’est tout le contraire. Il ne peut plus faire un pas sans être sollicité.
Il faut dire qu’Antoine Gérard doit veiller sur tout. À l’image de cette journée passée suspendu au téléphone pour qu’Enedis ouvre les compteurs. « Ça a été la course », résume-t-il. Pour alimenter les manèges et tous les stands, deux postes électriques – des transformateurs – sont ainsi nécessaires.
Plan Vigipirate oblige, un grillage a été installé, par les services de Flers agglo, tout autour du champ de foire. « Nous avons dû aussi faire appel à une société de sécurité pour contrôler les passes sanitaires », poursuit l’organisateur. Un surcoût dont ce dernier se serait bien passé.
Place de parking payante
Au total, près de 80 000 visiteurs sont attendus dans ce village. C’est 79 276 de plus que d’habitants. « C’est toujours difficile de donner un chiffre exact. Avant, ils étaient un peu gonflés, un peu comme lors des manifs », s’amuse Antoine Gérard. Pour que tous arrivent à bon port, des bénévoles disposent un peu partout des centaines de panneaux de circulation, pour l’instant stockés dans la benne d’un tracteur. Reste une inconnue, et la plus importante : la météo de ce week-end.
À en croire le smartphone de Joan Papavero le soleil devrait être au rendez-vous. Ce forain n’avait pas remis les pieds à Montilly depuis quinze ans. Ce mercredi matin, aidé par sa famille, il s’attelle à installer Gravity. C’est le nom de son manège. Une espèce de soucoupe volante – comprendre une énorme centrifugeuse – « que les jeunes aiment bien ». Son plan toujours à la main, Antoine Gérard confirme qu’il passera son tour.