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Noémie Parant signe son premier livre à La Curieuse de Vimoutiers... |
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Noémie Parant sera en dédicace à la librairie La Curieuse, samedi 5 juillet. © Ouest-France
L’autrice sera en dédicace, samedi 5 juillet, à la librairie La Curieuse de Vimoutiers (Orne).
Noémie Parant est l’une des cinq enfants de l’artiste, écrivain et poète, Jean-Luc Parant (1944-2022). Elle réside dans la cité vimonastérienne. Elle veille, avec sa famille, à perpétuer et à faire vivre l’œuvre et la mémoire de Jean-Luc Parant au travers, notamment, de la Maison de l’art vivant et de son association, Le Bout des Bordes.
Noémie Parant est docteure en philosophie. À cet égard, elle déclare volontiers que  m’orienter vers la philosophie a été un vrai défi que je m’étais lancé. Ayant un esprit littéraire et plutôt imaginaire, c’était une façon de me structurerÂ
n’ayant à son sens  pas trop de logique. D’ailleurs, je n’étais pas spécialement bonne en philosophie. J’avais une petite moyenne »,
sourit-elle, consciente que cela peut donner de l’espoir à certains. Son doctorat, elle l’a obtenu en soutenant sa thèse sur Corps et langage : à la croisée de la phénoménologie et de la littérature, la pratique de Sartre et Merleau-Ponty.
Un livre sur le deuil
Noémie Parant a écrit des essais sur son père, des articles dans diverses publications universitaires et a collaboré à plusieurs ouvrages. Elle vient de signer son premier livre : On n’arrêtait jamais de vivre, paru à l’Atelier de l’agneau, chez l’éditrice Françoise Favretto. Ce livre,  c’est un récit sur le deuil. J’ai commencé à l’écrire au décès de Jean-LucÂ
(le 25 juillet 2022). Ce récit s’étale du mois de juin au mois de septembre. De cette dernière fois où Noémie l’a vu, à son atelier.  Il partait ensuite en voyage. Lorsqu’il est revenu, j’étais en vacances. Il est décédé pendant mon absenceÂ
. Elle trouve alors refuge dans l’écriture, exutoire de sa peine et de ce désarroi dans lequel l’a plongée cette disparition soudaine de celui qui faisait figure de pilier de la famille.  J’ai eu besoin de parler de lui et de revenir sur des moments que nous avions vécus ensemble.Â
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Dans ce récit, Noémie Parant parle d’elle-même et de son père à la troisième personne. Elle a cette pudeur de  ne pas me mettre en avant. J’avais ce besoin de sortir ce que j’avais en moi. Ce qui, finalement, à un côté assez universelÂ
. Samedi, Noémie Parant, discrète et réservée, s’adonnera à un exercice auquel elle n’est pas habituée, celui de la dédicace.
Samedi 5 juillet, à la librairie La Curieuse, 21ter, rue du Perré, de 10 h à 12 h 30. On n’arrêtait jamais de vivre,