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Orne. Quatre sites incontournables pour visiter Flers... |
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À Flers, l’église Saint-Germain, surnommée « la petite Notre-Dame ». © Archives Ouest-France
Au cœur du bocage de la Suisse normande, la cité de Flers a été l’un des pôles industriels de l’Orne. Ces mines de fer et le dynamisme de son industrie textile ont permis le développement d’un patrimoine riche. Voici quatre lieux par lesquels tout visiteur doit passer pour découvrir l’histoire de la ville.
Au nord-est d’Alençon, en plein cœur de la Suisse normande, Flers fait office d’éternelle seconde dans l’Orne (Normandie). Pourtant, ça serait une erreur de passer à côté de cette cité dont le patrimoine a été nourri par la richesse de son activité industrielle de ses usines de textile et de ces mines de fer. Voici quatre sites à ne pas manquer pour découvrir pleinement la ville.
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Le château et son parc
Du château des comtes de Flers de pierre et de bois, construit au XIIe siècle, il ne reste rien. Les bâtiments actuels, qui datent des XVIe et XVIIIe et ont été acquis par la ville en 1901, sont néanmoins de toute aussi belle facture. L’ancienne réserve de chasse voisine est devenue un parc où il fait bon se promener en famille et le musée, établi dans la demeure seigneuriale, présente un parcours d’exposition au travers d’une superbe scénographie. Peintures, objets et mobilier se côtoient et sont animés grâce au multimédia.
Chaque année, une exposition présente les collections de Beaux-arts et le travail d’artistes contemporains. Une tablette est disponible à l’accueil pour découvrir Flers via des œuvres emblématiques, un film d’animation, un quiz…

Le château de Flers. Jrdesmonts, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons
L’église Saint-Germain
Au début du XXe siècle, décision est prise de construire une nouvelle église consacrée à saint Germain. La ville de Flers possédait pourtant déjà un sanctuaire à lui dédier. Mais, trop petit et menaçant, cet édifice, daté du XVIIe siècle, est entièrement démoli dès l’achèvement de la nouvelle bâtisse. Hélas, le 6 juin 1944, au soir, les bombes détruisent cette vaste construction néogothique dont ne subsistent plus que les murs épais de granit et les tours. Une torpille traverse le chœur et explose dans la crypte où de nombreux Flériens se sont réfugiés. L’attaque fait une dizaine de morts. Les bombes saccagent notamment les vitraux. Ils ont aujourd’hui été remplacés, ainsi que la rosace dont les couleurs chatoyantes sont l’œuvre de Jean Chaudeurge.
La chapelle du Souvenir

La chapelle du Souvenir, à Flers, dans l’Orne, est l’un des rares édifices religieux de style Art déco en Normandie. Archives Ouest-France
Le petit séminaire de Sées, expulsé de ses locaux en 1906 au moment de la loi de séparation de l’Église et de l’État, trouve refuge à Flers, à la villa des Cèdres, propriété de l’abbé Garnier. Des locaux scolaires sont construits dans le parc en 1907. Pendant la Première Guerre mondiale, l’école est en partie réquisitionnée pour accueillir des blessés. 88 anciens élèves et professeurs perdent la vie aux combats. Le chanoine Hugot, directeur, lance en 1919 l’idée de construire une chapelle pour commémorer les victimes. L’utilisation du béton armé permet l’avancement rapide du chantier. La consécration a lieu le 13 octobre 1932. Inscrite au Monuments historiques en 2005, la chapelle a reçu la visite de personnalités comme Jean XXIII ou l’abbé Pierre.
Sur la route du fer

Le Carreau de la Mine de Saint-Clair-de-Halouze (Orne), près de Flers. Vincent MICHEL / Archives Ouest-France
Durant des siècles, des hommes, dans l’Orne, ont extrait le précieux minerai de fer. Jusqu’à la fin des années 1970, il y a eu jusqu’à trois mines dans la région de Flers. Il en reste encore aujourd’hui quelques vestiges. À La Ferrière, les forges situées sur les berges de La Varenne possèdent encore des vestiges classés Monuments historiques, comme le haut-fourneau, les cheminées et la fonderie.
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À Saint-Clair-de-Halouze, dans les années 1930, cinq cents ouvriers travaillaient sur le site. Des cités minières se sont également installées aux abords des gisements. Sur le chantier de restauration de la butte rouge à Dompierre, l’association « Le savoir et le fer » s’est donné pour mission de restaurer le patrimoine minier de la région et d’en préserver la mémoire.