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Orne. RN12 : Le Département veut accélérer sa modernisation... |
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« Une fois modernisée, cette connexion routière majeure nous rapprochera sensiblement de Paris », explique Christophe de Balorre. © Archives Ouest-France
Il veut reprendre les choses en main. Le Département demande le transfert de la RN 12 dans le domaine routier départemental, pour accélérer sa modernisation.
Ce mardi 13 juillet 2021, en session plénière, les élus du Conseil départemental de l’Orne ont annoncé leur volonté de reprendre la main sur l’itinéraire de la RN 12, route gérée par l’État. Cette route historique, bien connue des Ornais, relie Brest à Versailles et traverse l’Orne, entre Lalacelle à l’ouest et Charencey à l’est. Les élus ont réclamé, à l’unisson, à l’État, son transfert dans le giron du Département.
Pour le président, Christophe de Balorre, « chacun connaît la valeur stratégique de la RN 12 et reconnaît son importance pour l’attractivité et le désenclavement de notre département. Alors que la modernisation du tronçon ornais est annoncée depuis 1980, sans aucune suite concrète, le Département ne se contente plus de déplorer l’inaction de l’État, qui n’a pas su trouver la volonté de mener à bien ce projet. »
Un débat au Parlement
Pour Christophe de Balorre, c’est l’attractivité de l’Orne et donc une partie de son avenir qui sont en jeu. « Une fois modernisée, cette connexion routière majeure nous rapprochera sensiblement de Paris. L’attractivité du pays d’Alençon, du Perche, du Bocage et de l’ensemble de notre département s’en trouvera boostée. »
Le Département souhaite profiter des débats parlementaires actuels pour mener à bien ce vaste projet. « Le projet de loi relatif à la différenciation, la décentralisation, la déconcentration et portant diverses mesures de simplification de l’action publique locale, dite « loi 3DS », ouvre la possibilité de confier aux Départements la maîtrise d’ouvrage pour la réalisation d’investissements de développement du réseau routier national. »
200 millions d’euros
Département et Région financeraient à parité le coût de l’ensemble des études et travaux, en déduisant les participations de l’État. Si le coût de l’investissement n’a pas été dévoilé, une estimation a été avancée et cela pourrait monter jusqu’à 200 millions d’euros.
Dans l’Orne, trois sections sont concernées : la portion entre Sainte-Anne et Saint-Maurice-lès-Charencey, longue de neuf kilomètres (coût estimé : 66 millions), la déviation de Saint-Denis-sur-Sarthon, dont le tracé comprendrait entre 6 et 13 km (coût estimé : entre 60 et 100 millions) et la section entre Mortagne-au-Perche et Tourouvre-au-Perche (5 km, 37 millions).
Du côté de l’opposition, on se félicite de cette prise de position. « Je suis satisfait de cette délibération, a expliqué Joaquim Pueyo. On se bat depuis de nombreuses années pour la RN12. C’est un signe très fort pour désenclaver le sud du département et le sud de la Normandie. »