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Orne. « Vous n’avez pas des mandarines ? » : sur le marché, la maraîchère vend des légumes de saison... |
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Sur le marché à Argentan, Laurence Lepetit et Wilfried, un de ses salariés, avec quelques-uns des légumes d’hiver produits au Cercueil. © Ouest-France
Au Cercueil (Orne), Laurence Lepetit dirige une entreprise de maraîchage de quelques hectares. Elle vend sa production à Argentan, sur le marché… ainsi que dans une grande surface locale.
« Vous n’avez pas des mandarines ? » s’enquiert une cliente auprès de Laurence Lepetit, en cette fraîche matinée dominicale, sur le marché d’Argentan (Orne). Un « non, ça ne pousse pas en Normandie » fuse aussitôt, agrémenté d’un sourire et de la précision qui va bien : « Nous sommes maraîchers, pas des primeurs. Nous vendons ce que nous produisons. »
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Depuis vingt-neuf ans, Laurence et son mari François exploitent une activité de maraîchage dans la commune du Cercueil. Là , avec leurs salariés Marie et Wilfried, ils cultivent ce que chaque saison leur propose. Sur cinq hectares de plein maraîchage et sous 4 500 m² de tunnel, pendant l’hiver ils font ainsi pousser des choux – verts, rouges, blancs – des céleris et des épinards, mais aussi de la mâche et de la scarole, des endives ou des panais, de la dernière pluie. Deux autres hectares sont consacrés aux « grosses légumes » que sont les carottes et les pommes de terre.

Sur le marché à Argentan, Laurence Lepetit et son salarié, Wilfried, dit « Willow ». Ouest-France
D’octobre à mars, un hectare est entièrement dévolu à la culture des citrouilles. Cette production est presque entièrement vendue dans les rayons du centre E. Leclerc d’Argentan. « Les citrouilles d’Halloween, c’est nous », s’amuse Laurence, 58 ans, pas peu fière d’avoir été la première à travailler ainsi avec la grande surface de la route de Trun, « avant même la création de la filière 100 % locale », en 2009. Un partenariat important pour l’exploitation de Laurence et François car ils fournissent aussi au centre Leclerc bien d’autres légumes, notamment une grande variété de choux.
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Pendant les mois d’été, la terre leur offre des poivrons, des aubergines, des tomates et du persil, mais aussi de la batavia ou de la feuille de chêne, une production qu’ils vendent sur les marchés trois fois par semaine. Ils viennent à Argentan à deux reprises : le mardi leur étal s’adosse à la sacristie de l’église Saint-Germain et, le dimanche, ils reviennent sur la place, non loin du monument aux Morts. Depuis peu ils ont cessé de venir le vendredi, mais restent fidèles au marché de Sées, le samedi matin.
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Dans la cité épiscopale, Laurence compte parmi ses clientes son… ancienne cheffe de service. Car dans une autre vie, avant d’être maraîchère, pendant une décennie Laurence avait été AMP, comprenez aide médico-psychologique, auprès d’adultes dans une Maison d’accueil spécialisée, à La Chapelle-près-Sées.