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Patrimoine. Georges Madeline, l’architecte du marché de Deauville est mort il y a 100 ans... |
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L’architecte Georges Madeline a dessiné les plans du marché de Deauville. Il est décédé, en 1924. © Ouest-France
Décédé en janvier 1924, Georges Madeline était alors l’architecte de la station balnéaire depuis vingt ans. On lui doit notamment le marché couvert, place de Morny à Deauville (Calvados).
« Familiarisé avec le style normand, il construisit à Deauville et dans la région de nombreuses villas qui attestent son talent. » Ainsi se conclut, en ce 16 janvier 1924, l’entrefilet que l’Ouest-Eclair consacre aux obsèques de Georges Madeline, « architecte de Deauville, décédé après une courte maladie, à l’âge de 60 ans. »
Le défunt, originaire d’Athis-de-l’Orne (Orne), y était né en avril 1863 mais vivait à Deauville, depuis la bagatelle de quelque quarante-cinq années. Il en était même l’architecte, depuis vingt ans. C’est à lui que la station balnéaire doit la villa Les Girouettes, sur le front de mer (1902) mais aussi les plans du square situé devant l’église Saint-Augustin (1914).
Architecte du haras du Quesnay, Ã Vauville
Au nombre des réalisations que l’on peut lier à son nom figure l’aile ouest de la mairie (1908) – celle-ci sera détruite et reconstruite en style normand, en 1960 – mais aussi l’un des agrandissements de la salle des fêtes deauvillaise ( en 1921) ou encore, celui de l’école. Surtout, c’est lui qui avait été chargé d’aménager la place du Marché, en 1919, entre la place de Morny et la rue Gambetta. Ses plans ont été approuvés, en 1920 et les travaux réalisés l’année suivante. La construction de deux halles complétera le tout, en 1922.
Par ailleurs, Georges Madeline est aussi l’architecte choisi par Cornelius Vanderbilt, un « richissime américain », pour donner son lustre au haras du Quesnay, à Vauville. Le magazine Le sport universel illustré nous apprend ainsi, dans son édition du 5 janvier 1913, que le château du haras situé au centre de cette propriété est « un bijou du XVIe siècle restauré d’une main délicate par l’architecte Georges Madeline. »
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L’Ouest-Eclair, relatant les obsèques de l’architecte, le qualifie pour sa part de « dessinateur adroit », estimant que Georges Madeline a donné, à Vauville, « la mesure de ses qualités de bon sens pratique », faisant par ailleurs de ce haras « une merveille de goût. »