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Pourquoi la préfecture cherche à récupérer des cadavres de blaireaux dans l’Orne... |
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La préfecture alerte sur des cas de tuberculose bovine dans le département de l’Orne. Les blaireaux pourraient en être à l’origine. © Photo : Thierry Creux / Ouest-France
Depuis 2015, plusieurs cas de tuberculose bovine ont été recensés dans les communes d’Aubry-en-Exmes, Fontaine-les-Bassets, Louvières-en-Auge et Ménil-Hubert-sur-Orne. Pour comprendre le phénomène, la surveillance des élevages a été renforcée. Parmi les animaux suspectés de porter cette maladie : les blaireaux. La préfecture de l’Orne cherche donc, en ce mois d’avril, à récupérer leurs cadavres pour les analyser.
Il est le suspect numéro un de la Direction départementale de l’emploi, du travail, des solidarités et de la protection des populations : le blaireau. Depuis 2015, plusieurs élevages de l’Orne ont été touchés par la tuberculose bovine . Leur surveillance a ainsi été renforcée afin de comprendre comment ces bêtes avaient pu être infectées.
Parmi les pistes retenues par la préfecture, celle du petit animal noir et blanc. « Cette maladie peut contaminer les animaux de la faune sauvage, dont les blaireaux, susceptibles d’être porteurs de la maladie », assure la préfecture dans un communiqué.
Autopsier les cadavres pour vérifier la présence du germe de la tuberculose
Pour vérifier cette thèse, une collecte de blaireaux trouvés morts en bord de route dans les communes de la zone à risque de tuberculose bovine est donc organisée en ce mois d’avril 2022.
En cas de découverte d’un cadavre de blaireau, les riverains sont invités à contacter l’Office français de la biodiversité, la Fédération départementale des chasseurs ou les lieutenants de louveterie. Une autopsie de l’animal et des prélèvements en vue de rechercher le germe de la tuberculose bovine seront alors réalisés.
Fédération départementale des chasseurs de l’Orne : tél. 02-33-67-99-39. Office français de la biodiversité : tél. 02-33-67-19-20.