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Si elle ne trouve pas de repreneurs, la charcuterie de Moulins-la-Marche fermera... |
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Jean et Yolande Fardoit, charcutiers, souhaitent profiter de leur retraite mais ne trouvent pas de successeurs. Ils arrêteront leur activité courant 2025. © Ouest-France
Voilà quarante-trois ans, que Jean et Yolande Fardoit ont ouvert leur commerce à Moulins-la-Marche, dans l’Orne. Les propriétaires de la charcuterie aimeraient trouver un repreneur pour partir à la retraite. « C’est une affaire qui tourne, mais en 2025, il faudra bien se résoudre à cesser notre activité. »
Le 1er avril 1982, Jean et Yolande Fardoit se sont installés à Moulins-la-Marche, dans l’Orne, en ouvrant leur charcuterie et le service traiteur qui a arrêté lors de la période du Covid-19 après trente-six ans d’activité.
À leur installation, il y avait trois boucheries et trois charcuteries dans le village. Maintenant, ils sont tout seuls mais n’arrivent pas à trouver de repreneurs alors qu’ils aimeraient bien profiter de leur retraite et de leur famille.  Nous sommes là depuis quarante-trois ans. Nous avons mis notre commerce en vente dans des agences, sur Leboncoin, avec SOS Villages et la Chambre des métiers. Nous avons eu quelques visites mais dès qu’on annonce que nous sommes ouverts le week-end et même le dimanche matin et que tout est fabriqué maison, ça bloque. Nous sommes prêts à céder notre magasin à n’importe quel corps de métier même si ce n’est plus une charcuterieÂ
, expliquent les époux Fardoit.
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La charcuterie Fardoit a déjà réduit ses créneaux d’ouverture et n’assurera pas les fêtes de fin d’année puisque le magasin sera fermé du 23 décembre 2024 au 16 janvier 2025.
À la réouverture, le 17 janvier 2025, la charcuterie sera ouverte les vendredis et samedis, de 9 h à 12 h 45 et de 15 h à 19 h et le dimanche matin, de 9 h à 12 h 30.  C’est une affaire qui tourne. Nous avons déjà réduit nos jours d’ouverture mais le chiffre d’affaires n’a pas diminué. Mais, courant 2025, il faudra bien se résoudre à cesser notre activité et nous craignons pour l’avenir du commerce local. Dès que nous fermons pour congés, nos collègues commerçants ressentent une diminution de la fréquentation de la clientèle. Moulins a perdu une agence bancaire et son distributeur, on nous annonce la fermeture du bureau de poste pour février prochain. Si on ferme, c’est la mort du villageÂ
, craignent Jean et Yolande Fardoit.
Dans le village, il reste encore deux boulangeries, un hôtel-restaurant, un bar PMU, la pharmacie, un cabinet médical, une fleuriste, deux bars et restaurant, un salon de coiffure, une supérette, une agence immobilière, une esthéticienne devrait s’installer, une auto-école, la maison de la presse.  Un boucher charcutier a toute sa place dans le village et nous serons là pour l’accompagner.Â