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« Un gage de qualité » : la charcuterie Fardoit de Moulins-la-Marche remporte quatre prix... |
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Jean et Yolande Fardoit viennent d’obtenir quatre prix prouvant la qualité de leurs produits mais désespèrent de ne pas trouver un repreneur. © Ouest-France
La charcuterie Fardoit de Moulins-la-Marche (Orne) cherche un repreneur mais en attendant la retraite, Jean et Yolande Fardoit continuent de remporter des prix lors des concours des confréries. Ils viennent d’en obtenir quatre.
Depuis quarante et un ans, Jean et Yolande Fardoit sont installés à Moulins-la-Marche (Orne) dans leur commerce de charcuterie. C’était le 1er avril 1982.
Jean Fardoit, né à Mortagne-au-Perche, a débuté son apprentissage à 16 ans, chez Jean Lamy, charcutier à Bazoches-sur-Hoëne. Il a ensuite travaillé six ans comme salarié. En mars 1982, il épouse Yolande, qui était originaire de Bazoches, et un mois après leur mariage, les époux Fardoit décident de s’installer dans leur boutique à Moulins-la-Marche.
« Ce sont nos dernières fêtes de fin d’année »
« Quand nous nous sommes installés, il y avait trois bouchers et trois charcutiers à Moulins, racontent-ils. Nous recherchons toujours un repreneur malgré les annonces sur SOS Villages, sur Leboncoin et à la Chambre de commerce. Il n’y a eu aucune touche et ça serait vraiment dommage que Moulins perde sa charcuterie. »
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Le couple compte poursuivre son activité en 2024 dans l’espoir de trouver un successeur, « mais ce sont nos dernières fêtes de fin d’année. Si ce n’est pas un charcutier mais un autre commerce, nous céderons notre affaire car nous méritons la retraite ».
« Les concours, c’est quelque chose d’important »
Jean Fardoit a toujours voulu participer aux concours de confréries et a obtenu plusieurs dizaines de prix. Celui dont il est le plus fier, c’est le titre de champion de France en 2018 pour son pâté de lapin, attribué par la Confrérie des fins gourmets de Longny-au-Perche. « Je n’ai pas participé à ce concours en 2023 car nous étions en congés », complète-t-il.
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Et depuis, les prix se succèdent. Comme avec le prix d’honneur national 2023 au concours international du meilleur boudin blanc d’Essay ou également avec la Confrérie des fins goustiers du Pré-Bocage à Noyers-Bocage (Calvados), grâce à laquelle Jean Fardoit a obtenu récemment le prix national au 11e concours de galantine de volaille. Il a aussi brillé au 8e concours du pâté de foie de porc et au 39e concours de la terrine de campagne traditionnelle. « Les concours, c’est quelque chose d’important pour le commerce. Les clients sont à la recherche de produits artisanaux et du terroir et faits maison car c’est un gage de qualité. »