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Soligny-la-Trappe rend hommage à son médecin, Jean-Louis Rougeyron... |
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Samedi, la commune de Soligny-la-Trappe a rendu hommage au Docteur Jean-Louis Rougeyron, qui a été médecin durant 46 ans. © Ouest-France
Il y avait beaucoup de monde samedi 30 novembre 2024, à la salle polyvalente, pour rendre hommage au docteur Jean-Louis Rougeyron, médecin du village de Soligny-la-Trappe (Orne), qui a pris une retraite bien méritée, après quarante-six ans d’exercice dans la commune.
De nombreux anciens patients, des amis, la population étaient présents, samedi après-midi, pour l’hommage rendu par la commune, à celui aura été son médecin pendant 46 ans, Jean-Louis Rougeyron.
« Votre nom résonne ici comme un symbole de bienveillance, de dévouement et d’engagement, déclare le maire Thierry Cortyl,. Pendant près de cinq décennies, vous avez soigné, rassuré, écouté et parfois même consolé. Vous avez été, pour chacun d’entre nous, bien plus qu’un simple médecin. Vous avez été un pilier, un confident et souvent une lueur d’espoir, dans les moments difficiles. Chaque famille du village a, à un moment ou à un autre, croisé votre chemin. Vous avez toujours été présent, de jour comme de nuit, la semaine et même le week-end et votre présence était synonyme de sécurité et vous avez su faire de votre métier, une véritable vocation.Â
Médecin capitaine des pompiers
Jean-Louis Rougeyron avait commencé sa carrière médicale à Soligny, en novembre 1978, à l’âge de 30 ans. Il a raccroché son stéthoscope fin septembre 2024. Il est né le 12 juin 1948 à Domfront, où son père André, expert industriel, a été maire. Sa mère était professeure de français et de sciences naturelles. Il a étudié au lycée de Domfront, a été au pensionnat à Gacé et a étudié au lycée Alain à Alençon avec un Bac mention assez bien.
Il s’engage dans la médecine avec des études à Caen, de 1969 à 1975. Après l’internat à Bayeux, il intègre une clinique à Carentan (Manche) durant deux ans. Il arrive donc à Soligny en novembre 1978 et obtient un diplôme de gériatrie le 11 octobre 1991. Il a été médecin capitaine des pompiers de Soligny et de Moulins-la-Marche et a été membre de la commission des permis de conduire en 1999.  Ses patients étaient toujours prioritaires avec cette conscience du devoir accompli et, en matière de diagnostics, c’était un artisteÂ
, a rappelé sa femme Françoise.
Trois maires successifs, Michel Jousse, Jean-Michel Bréard et Thierry Cortyl ont soutenu le médecin de Soligny.  En 1978, j’ai rencontré le maire de l’époque, Michel Jousse qui m’a dit qu’il manquait un médecin à Soligny. Je devais m’installer à Bayeux, mais je me suis installé ici. J’ai souhaité arrêter pour des questions de santéÂ
, a expliqué Jean-Louis Rougeyron.