|
Soupçonné de complicité de trafic de stupéfiants avec son fils, un maire de Normandie devant la justice... |
1
La comparution immédiate a été renvoyée au 27 mars 2026. Photo d’illustration. © Guillaume Saligot, Ouest-France
Gérard Petit, maire de Merey, dans l’Eure, est poursuivi pour complicité de trafic de stupéfiants avec son fils. L’élu sera jugé le 27 mars 2026.
Le maire de Merey, une commune d’un peu moins de 350 habitants dans l’Eure, a été placé en garde à vue mardi 3 février 2026 dans le cadre d’une enquête préliminaire menée depuis plusieurs mois par la brigade de recherches de gendarmerie de Louviers, confirme le procureur de la République d’Évreux (Eure) à Ouest-France, d’après une information de Paris Normandie.
Lire aussi : « C’est facile de s’en procurer » : le protoxyde d’azote, un fléau pour les villes et une drogue pour les jeunes
Renvoi du dossier
Gérard Petit est, en effet, suspecté de détention illicite de stupéfiants, complicité d’offre ou de cession illicites de stupéfiants, complicité d’acquisition de stupéfiants, pour avoir permis à son fils Nicolas, qui vit avec lui, d’avoir effectué du trafic de stupéfiants ».
L’élu a été déféré au parquet d’Évreux, vendredi 6 février 2026, afin d’être jugé en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel. Le dossier a fait l’objet d’un renvoi, conformément à la demande des avocats de la défense, et sera évoqué à nouveau lors de l’audience qui aura lieu le 27 mars prochain, à 13 h 30.
Lire aussi : Municipales 2026 : une enquête ouverte contre un ex-candidat du RN en Normandie pour avoir présenté un faux document
Sous contrôle judiciaire
Trois autres personnes ont été interpellées dans cette affaire. Deux d’entre elles ont été présentées aux côtés du maire devant le tribunal correctionnel, précise le procureur de la République, dont un homme soupçonné d’avoir été leur fournisseur. Il a été placé en détention provisoire. La troisième, décrite comme moins impliquée, a fait l’objet d’une CRPC (comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité).
Dans l’attente de la prochaine audience, Gérard Petit et son fils ont été placés sous contrôle judiciaire.