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Trois questions à Roger Bellier, président de l’UMIH de l’Orne... |
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Roger Bellier, le président de l’UMIH de l’Orne, en assemblée générale. © Ouest-France
Lundi 31 mars 2025 avait lieu l’assemblée générale de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH) de l’Orne à Saint-Paterne-le-Chevain (Sarthe). Nous avons interrogé son président, Roger Bellier, pour faire l’état des lieux de ce secteur économique dans le département.
L’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH) de l’Orne était réunie en assemblée générale le lundi 31 mars 2025 au 3IFA de Saint-Paterne-le-Chevain (Sarthe) en présence de son président départemental, Roger Bellier. L’occasion pour lui de présenter le bilan de l’année 2024 dans les domaines de l’hôtellerie et de la restauration.
Quels secteurs tirent le mieux leur épingle du jeu cette année ?
Ce sont les discothèques. Si elles ne sont pas très nombreuses dans l’Orne, l’activité n’est pas mauvaise. On s’aperçoit quand même que les clients font plus attention à leurs dépenses. Globalement, l’année 2024 n’est pas alarmante en ce qui concerne leur activité.
Qu’en est-il des autres secteurs ?
Les neuf premiers mois de l’année ont été assez positifs dans la plupart des restaurants. Mais depuis, on observe des baisses de 20 à 40 % de fréquentation. Le facteur pouvoir d’achat qui est moindre est sûrement à prendre en compte, on espère qu’il remontera en 2025.
Pour les bars, on a observé une mutation importante dans la consommation des clients. De plus en plus de bars se mettent à faire de la petite restauration pour compenser le fait que les gens boivent moins de bière. D’autres ne vont plus au café avant d’aller travailler. Au restaurant, une bonne partie de l’argent des titres est partie dans la grande distribution, à notre détriment.
C’est la même chose pour les hôtels. Hormis des fêtes, on sent qu’il y a une diminution de l’activité pour la plupart, notamment avec la concurrence des Airbnb. Il y en a qui s’en sortent très bien, mais pour d’autres c’est très alarmant.
Y a-t-il des difficultés à recruter de la main-d’œuvre ?
Il faut faire très attention à ces choses-là . L’objectif est d’amener des salariés dans nos professions, de les fidéliser et de les qualifier. Par exemple, un collègue a embauché l’an dernier une personne pour faire la vaisselle et à force de faire d’autres tâches, elle a pris goût à la cuisine et travaille aujourd’hui comme commis. Il faut trouver des personnes qualifiées, bien entendu, mais il faut trouver des personnes sensibilisées à nos secteurs d’activité.