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Vimoutiers. La compétence eau potable fusionnée, avant un regroupement... |
En séance du conseil municipal du 11 juin (voir Ouest-France du 14 juin), les élus ont acté le changement de conduite dans la gouvernance de la compétence eau potable, déléguée depuis le 30 juin au Syndicat intercommunal d’alimentation en eau potable (Siaep) de la Roulandière.
Ils ont adopté à cet effet  le procès-verbal de mise à disposition entre la Ville et le Siaep, précisant les dispositions patrimoniales et financières auquel est annexé le détail des biens mobiliers et immobiliers nécessaires à l’exercice de la compétence transférée ».
Les actifs transférés représentent une valeur nette comptable de 1,9 millions d’euros. Les élus de la minorité se sont abstenus sur ce point, Sébastien Gourdel regrettant  qu’il ne soit pas mentionné les conditions d’un retour possible, dans l’éventualité où ça ne fonctionnerait pas ».
Cette fusion est une première étape avant la fusion de la Roulandière avec les Siaep de la Région de Gacé et de Champosoult. Ce projet, adopté à l’unanimité, impliquera leur disparition et la création du Syndicat intercommunal d’alimentation en eau potable du Pays d’Auge ornais (SPAO) au 1er janvier.
 Il regrouperait trente et une communes, et un potentiel de six mille cinq cents abonnés. Son siège social serait à Vimoutiers »,
commente Philippe Touchain, adjoint au maire délégué aux finances. Sébastien Gourdel note que  pour être en toute transparence avec nos concitoyens, ce n’est pas une petite affaire que l’on vote ».
Il rappelle que  si on le fait, c’est parce que, demain, les investissements seront très importants. Le chiffre qu’on nous annonce de 30 millions et plutôt fantaisiste. La sécurisation de l’approvisionnement en eau est en jeu et le renouvellement de nos infrastructures dans lesquelles il y a eu un désinvestissement ces dernières années.Â
Face aux enjeux de sécurisation, d’approvisionnement, d’interconnexion entre les réseaux et  d’analyses de plus en plus fines de l’eau, nous avons besoin d’une structure plus importante pour y faire face. Je pense, mais je peux me tromper, que d’ici à dix à quinze ans, le prix de l’eau potable aura doublé »,
abonde Philippe Touchain.