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Vimoutiers. La MFR veut professionaliser ses élèves... |
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Les élèves en terminale CGEA élevage équin ont fait une restitution d’un travail mené pour la première fois sur la reproduction en partenariat avec leurs maîtres de stage. © Ouest-France
Quatorze élèves en terminale du bac professionnel CGEA (Conduite et gestion des exploitations agricoles) élevage équin ont fait une restitution, mardi, d’un projet pédagogique développé pour la première fois en partenariat avec leurs maîtres de stage, et portant sur  le choix des reproducteursÂ
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Ce projet pédagogique a été initié l’an dernier par la formatrice en hippologie et zootechnie, Marie-Béatrice Sauvage-de-Saint-Marc.  C’est le principe de l’alternance. Les jeunes vont en stage pour travailler, mais aussi apprendre à réfléchir sur des sujets professionnels, en lien avec des professionnels »,
souligne la directrice, Christine Chalambert en accueillant les maîtres de stage, cette restitution s’inscrivant dans le cadre du conseil de perfectionnement de l’établissement.
Ce conseil de perfectionnement est  un organe obligatoire dès l’instant où on fait de la formation en apprentissage. Sur nos 180 élèves, nous comptons une vingtaine d’apprentisÂ
, précise la directrice.  Il s’agit d’un organe d’échanges, de travail et de réflexion sur le fonctionnement de la MFR
, rappelle-t-elle, précisant qu’on profite de ce conseil de perfectionnement pour faire le bilan de ce projet pédagogique afin de valoriser ce travail mené par les jeunes avec leurs maîtres de stage.Â
Marie-Béatrice Sauvage-de-Saint-Marc, ajoute  qu’il s’agit aussi de voir comment on continue ce projet et de voir les améliorations à apporterÂ
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D’ores et déjà , la formatrice a reconduit ce projet avec ses élèves en classe de première. L’objectif est  de professionnaliser les jeunes. Qu’ils sachent raisonner un plan d’accouplement en sélectionnant la poulinière et l’étalon en fonction de l’orientation que l’on souhaite donner au poulain.Â
Rien de tel qu’une mise en situation concrète et pour cela,  les jeunes ont choisi chacun une poulinière chez leur maître de stage. Ils l’ont observée, ils ont étudié le stud-book, ainsi que la destination souhaitée du futur poulain : saut d’obstacles, le dressage, le trot attelé ou monté, le galop. En y intégrant le prix de la saillie qui peut varier de 500 € pour un poney, à 400 000 € s’il s’agit de FrankelÂ
, explique Marie-Béatrice Sauvage-de-Saint-Marc. Les premiers poulains sont à naître,  on verra le fruit de ce travail dans deux ans »,
indique Christine Chalambert.