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« Ça fait perdre la notion du temps » : des milliers de passionnés de jeux réunis à Alençon... |
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« Jouer, ça fait perdre la notion du temps, ça vide la tête et ça rend heureux ! », lance Loïc, à gauche, venu avec ses amis Benjamin et Julien au festival des Imaginaires ludiques. © Ouest-France
Le festival des Imaginaires ludiques a ouvert ses portes vendredi 27 septembre 2024, à Alençon (Orne). L’occasion pour nous de demander à tous ces fans de jeux pourquoi ils jouent.
Vendredi soir. Le festival des Imaginaires ludiques a ouvert ses portes depuis trois heures et déjà , les fidèles sont attablés. À Alençon (Orne), c’est la huitième édition de ce rendez-vous dédié au jeu sous toutes ses formes. Organisé par l’association Les Gobelins farceurs, la boutique Pinocchio et la librairie Le Passage, l’événement est devenu le rendez-vous incontournable des aficionados de jeux. En trois jours, plus de 5 000 visiteurs et visiteuses sont attendus.

Dans la salle Baudelaire, on retrouve les passionnés de jeux vidéo et de rétro gaming. Ouest-France
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Julien, 40 ans, ne manque pas une édition. « Je suis moniteur éducateur auprès d’enfants en situation de handicap. Je suis un grand fan de jeux et j’en ai une petite collection à la maison », sourit modestement celui qui, en fait, a plus de 250 jeux de société dans ses placards. « J’ai démarré il y a vingt-cinq ans et ne me suis jamais arrêté. Je joue avec ma femme, mes enfants, mes amis et au boulot. C’est un de mes supports de travail. »

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« Ça vide la tête et ça rend heureux »
Il a embarqué avec lui pour la soirée ses deux amis Benjamin, 37 ans, et Loïc, 48 ans. Tous les trois sont des joueurs invétérés. « Ce que j’aime par-dessus tout, ce sont les parties de fous rires que l’on se tape. Et puis, ça fait perdre la notion du temps. J’ai en mémoire des soirées où l’on commence à jouer à 21 h et puis on regarde l’horloge : il est 3 h du matin. Jouer, ça vide la tête et ça rend heureux. » Le festival est l’occasion de découvrir de nouveaux jeux qui rejoindront leurs collections.

Ces passionnés, membres de l’unité de L’alliance impériale, participent au festival des Imaginaires ludiques. Ouest-France
À quelques mètres d’eux, sur la scène de la halle aux Toiles, une partie de jeu de rôle est en cours. Un grand décor sert de plateau de jeu. « Là , on a mixé avec du jeu de figurines », précise Xavier Mateos, membre du bureau des Gobelins farceurs. « On vient de découvrir un pentacle dans la boulangerie et on regarde du coin de l’œil cet arbre sans feuilles, alors qu’on est censé être au printemps dans le jeu. C’est louche… »

Le club d’échecs d’Arçonnay est présent et permet à toutes et tous de se lancer dans une petite partie. Ouest-France
« Vivre une aventure imaginaire »
La partie va durer plus de trois heures. Autour du maître du jeu, les participants se régalent. « Avant de me mettre à jouer, j’écoutais énormément de podcasts sur les jeux de rôle. J’aime le fait d’être entraînée dans une histoire narrative qui va se construire au fur et à mesure. » À côté d’Alicia, Julien, 32 ans, joue depuis deux ans : « J’adore incarner un personnage, vivre une aventure imaginaire. »

Alicia, 28 ans, et Julien, 32 ans, adorent les jeux de rôle. Ouest-France
Isabelle Lasalle, elle, a fait de sa passion son métier. Totalement fan de jeux en tous genres depuis toujours, elle s’est lancée et a créé son propre jeu. « Ça s’appelle 3 p’tits chats et c’est pour les 6 ans et plus. Il est sorti en juillet et je suis là pour le promouvoir mais aussi jouer avec les gens. Les festivals sont des événements incontournables pour qu’un jeu soit vu. » Comme elle, ils sont douze éditeurs nationaux à venir promouvoir leurs jeux.

Charly a testé le jeu Presse patate avec ses parents, Bastien et Pauline, samedi midi. Ouest-France
Tester les jeux, c’est ce qu’adorent Bastien et Pauline, venus avec leur fils Charly, 7 ans et demi. En pleine partie de Presse patate, ça rigole sévèrement. « On vient tous les ans. C’est l’occasion de passer un bon moment avec des gens sympas. Le jeu de société, c’est rassembleur », glisse Bastien. Sa chérie, psychologue, voit aussi de nombreuses autres vertus dans le jeu. « Ça développe la logique intuitive de l’enfant, sa mémoire procédurale. Bref, c’est bon pour les neurones, le tout en s’amusant. »

« Quand je peins mes figurines, je me vide la tête », raconte Benoît Pommier, bénévole pendant le festival. Ouest-France
Festival des imaginaires ludiques, à Alençon, suite et fin dimanche 29 septembre, de 10 h à 18 h. À la halle aux Toiles et à la salle Baudelaire pour les jeux vidéo. Entrée gratuite. Tout le programme sur : www.festival-imaginaires-ludiques.fr