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« Il faut être prêt à se lâcher » : Technobrass mélange fanfare et techno, samedi aux Bichoiseries... |
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Technobrass sera aux Bichoiseries à Cerisy-Belle-Étoile, dans l’Orne, samedi 29 juin 2024. © Rorold
Le groupe Technobrass, composé de sept membres dont trois Français, trois Brésiliens et un Argentin, est prêt a faire vibrer la scène du festival des Bichoiseries à Cerisy-Belle-Étoile, dans l’Orne, samedi 29 juin 2024.
Ils viennent tout droit de Rio de Janeiro, berceau du carnaval et terre de fanfare. Le groupe Technobrass sera sur la scène des Bichoiseries, samedi 29 juin 2024 à Cerisy-Belle-Étoile, dans l’Orne pour la première date de sa tournée. Trompettes, trombones et musique enjouée seront de la partie. Clément Mombereau, au trombone, retrace l’histoire du groupe.
Comment vous êtes-vous rencontrés ?
J’ai grandi à Bordeaux puis à Marseille. Depuis dix ans je suis à Rio de Janeiro, au Brésil. Tous les membres du groupe jouaient dans leur coin, soit dans des groupes de jazz soit dans des blocos* au carnaval. Ce sont des petits milieux et c’est comme ça qu’on s’est rencontrés. On a commencé à jouer et ça a bien fonctionné.
Mêler techno et fanfare, ce n’est pas courant, comment avez-vous trouvé ce style musical ?
À Rio, il y a beaucoup de jam sessions où chacun improvise. C’est ce qui s’est passé, on jouait ensemble et c’est venu naturellement avec les percussions, les cuivres, les rythmes brésiliens. On a mélangé tout ça avec un style électronique. Ça a explosé encore plus que d’habitude, c’était inattendu. Quand on a vu la réaction du public, ça nous a motivés pour approfondir cette idée et on a créé le groupe en 2017, avec un projet artistique.
Comment est reçu ce style en France ?
Ça marche super bien partout. Quand tu envoies un kick tout droit, c’est universel. Il y a un super accueil du public français. Il est différent du Brésil. Les Français se lâchent quand même beaucoup moins. Au premier abord, il y a une certaine retenue, surtout en intérieur, où chacun se regarde. Au Brésil, c’est vraiment dans la culture, on se lâche sans avoir forcément bu.
Avez-vous déjà joué en Normandie ?
La seule fois où on a joué en Normandie, c’était en 2022 à Jazz sous les pommiers, une soirée lycéenne à Coutances. C’était un lundi soir, avec des bus remplis d’étudiants. C’était incroyable, un des concerts où les gens sautaient le plus dans tous les sens. Ils se lâchaient et criaient tellement, c’était vraiment différent de ce qu’on a pu voir.
À quoi peuvent s’attendre les festivaliers, samedi ?
Il faut arriver l’esprit ouvert, en forme physiquement avec cette volonté de lâcher prise et d’en profiter. On va jouer des musiques qu’on a composées ces dernières années. On ne les avait jamais enregistrées. On est très fier du résultat. L’EP sort ce vendredi sur toutes les plateformes.
*bloco : un bloco de carnaval est un rassemblement de personnes qui décident de défiler ensemble pour le carnaval de manière semi-organisée.