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« Mes collègues m’ont félicité » : à 17 ans, Evan enchaîne cinq interventions dès sa première semaine comme pompier... |
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Evan Richard est jeune sapeur-pompier volontaire depuis octobre 2025, à Péaule, dans le Morbihan. © Ouest-France
Evan Richard, 17 ans, vient de vivre une première semaine « comme on n’en voit pas souvent » au centre d’incendie et de secours de Péaule (Morbihan), où il est jeune sapeur-pompier volontaire depuis octobre 2025.
Étudiant en terminale bac pro Métiers de la sécurité à Lorient (Morbihan), en internat, Evan Richard ne se destinait pourtant pas d’emblée au métier de pompier.  Au début, j’étais plutôt branché gendarmerieÂ
, confie le jeune homme. Mais un événement a tout changé : les attentats de Paris.  Quand j’ai vu la violence des armes, la terreur… Ça m’a fait peur. Je me suis dit que je voulais plutôt aider les gens que poursuivre ou combattre quelqu’unÂ
, explique-t-il aujourd’hui.
« Je suis parti de zéro »
En classe de troisième, il se laisse convaincre par un ami dont la famille compte plusieurs pompiers. Il rejoint alors la formation de jeune sapeur-pompier à Muzillac.  Je suis parti de zéro. Ils nous apprennent tout : la hiérarchie, les incendies, les manÅ“uvres, le secourisme…Â
. Trois ans plus tard, en juin 2025, il décroche ses diplômes  Cela ne m’a pas paru difficile, j’avais envie d’apprendre, tous les jours je découvrais quelque chose de nouveau !Â
. Le 20 octobre, il devient officiellement opérationnel. Et comme il est en vacances, il enchaîne directement une semaine complète de garde au Centre d’incendie et de secours de Péaule. Un choix qui va s’avérer… sportif !
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Deux accidents de la route le même jour
Lundi, 14 h 30, le bip retentit pour la première fois.  Quand ça a sonné, j’ai d’abord été surpris. Puis, j’ai ressenti beaucoup de pression, de l’appréhension… Et en même temps, j’avais hâte d’y aller. J’avais mes diplômes, mais il faut se confronter à la réalitéÂ
, raconte Evan.
Sur place : un accident de la route. À peine revenu chez lui, une nouvelle alerte. Un second accident, dans la même journée. Il rentre chez lui, à 19 h 30, sans pouvoir en faire plus : en tant que mineur, il n’a pas le droit d’intervenir de nuit. Les jours suivants s’enchaînent : chutes, personnes blessées, nouvelles urgences. Cinq interventions en une seule semaine.  Mes collègues m’ont félicité. Ils m’ont dit que j’avais de la chance pour l’expérience… Mais que c’était très rareÂ
, sourit-il.
Devenir pompier professionnel
Le jeune homme reste conscient du chemin encore à parcourir. Pour l’instant, priorité au bac. Ensuite, il espère intégrer une filière Sciences et techniques des activités physiques et sportives (Staps).  J’aime le sport et les matières enseignées dans cette formation. Je souhaite progresser encore. Après, j’aimerais devenir pompier professionnelÂ
, envisage-t-il. Une vocation née par hasard, confirmée sur le terrain, et déjà mise à rude épreuve dès ses premiers jours en uniforme.