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« Nous, habitants de Damigny » : une pétition pour le retour du bus traversant la commune... |
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Des signataires de la pétition, dont la doyenne, Solange Burel, à droite. © Ouest-France
Des habitants ont lancé une pétition pour réclamer le retour d’une ligne de bus traversant la commune. Ils expriment leurs difficultés au quotidien.
Une pétition a été lancée pour le rétablissement d’un bus traversant la commune de Damigny, en périphérie d’Alençon. Elle est disponible au secrétariat de la mairie : « Nous, habitants de Damigny […]. La suppression des bus rend difficile les déplacements des étudiants (collégiens…) des personnes âgées et des handicapés. Le rétablissement des services […] de bus est indispensable à la liaison avec la ville d’Alençon (santé, administration, commerce, culture) et avec les autres communes de la CUA (Communauté urbaine d’Alençon). »
Quelle est son origine ?
En octobre 2023, lors du repas des aînés, la doyenne, Solange Burel, 92 ans, avait émis un vibrant plaidoyer pour le retour d’un bus traversant Damigny. Une prise de paroles saluée de tous mais qui avait aussi déclenché chez les aînés une volonté d’agir : l’idée d’une pétition était née.
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Quels sont les faits ?
Trois lignes, sur le papier, desservent Damigny mais, sur le terrain, toutes effleurent le village, rue d’Argentan, rue du Printemps, et rue du Pont-de-Fresne. Aucune ne traverse Damigny.
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Qui en pâtit ?
Tous mais plus encore les jeunes, les personnes âgées, les handicapés qui se voient freinés, voire bloqués, à Damigny. Ainsi, les lycéens scolarisés au lycée Marguerite-de-Navarre doivent se débrouiller pour rejoindre un bus très éloigné, d’où une arrivée tardive perturbant les cours.
Les plus âgés, pour qui accéder aux services médicaux alençonnais, Damigny étant un désert médical, devient un parcours du combattant. Mais encore, pour tous, les commerces et les loisirs de la Communauté urbaine d’Alençon (CUA) sont inaccessibles.
La poignée de Damigniens résidant aux portes de la commune qui accèdent donc aux lignes marginales doit patienter  à 9 h du matin, pour un transport de quarante minutes du Pont-du-Fresne au Champ-PerrierÂ
et affronter le même challenge pour le retour. Quant au transport à la demande, hebdomadaire, il suppose une inscription quarante-huit heures avant, et de se rendre à l’arrêt de bus. Et, parallèlement, on conseille de ne pas conduire aux personnes âgées.
Une « solution globale »
Les initiateurs de la pétition insistent sur le fait que seule  une solution globaleÂ
répondrait à l’urgence de ces besoins. Pourquoi pas un  petit busÂ
 ?
Ce sont environ 400 signataires qui ont déjà rejoint cette pétition, dont des personnes hors commune, fort inquiètes pour leurs parents âgés.
Tout récemment, une vieille dame d’Alençon voulant rejoindre la Rimblière, s’est vue indiquer l’arrêt à la station du Printemps et préciser, par le service accueil d’Alto :  Ce n’est pas loin, deux petits kilomètresÂ
 !