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« Querer » sur Arte : l’emprise psychologique et le viol conjugal au cœur de cette série espagnole... |
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Pedro Casablanc (Inigo Gorosmendi) et Nagore Aranburu (Miren Torres) dans "Querer". © © Nicolas de Assas / Movistar Plus +
« Querer » traite du viol conjugal à travers l’histoire de Miren, qui porte plainte auprès de son mari après trente ans de vie maritale. Sobre et prenante, cette mini-série espagnole est diffusée sur Arte dès ce jeudi 12 juin.
Un appartement bourgeois, un train de vie confortable, deux beaux enfants. Et une violence devenue presque banale. Après trente ans de vie conjugale, la discrète Miren décide de porter plainte contre son mari, pour viols répétés. Dans leur entourage, c’est la stupéfaction, puis le doute. Comment est-ce possible ? Inigo, son mari à qui tout réussi, est un peu autoritaire, certes. Mais il n’a rien d’un monstre.
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Récompensée au festival Séries Mania
Sobrement, Querer (qui signifie à la fois « aimer » et « vouloir » en espagnol) met en lumière les différentes formes, tantôt crues, tantôt insidieuses, que peuvent prendre les violences conjugales. Cette mini-série espagnole, récompensée du Grand Prix au dernier festival Séries Mania de Lille (Nord), est découpée en quatre épisodes d’environ une heure. On suit le parcours juridique de Miren, et sa famille qui implose sous le choc de ces révélations.
Sans tomber dans le pathos ni le manichéisme, la fiction fait comprendre au téléspectateur, au fil des épisodes, les mécanismes de domination qui enserrent Miren. Et réalistement, tant d’autres.
Arte , 20 h 55.